
Décines-Charpieu, à l’est de Lyon. Deux hommes de 20 et 21 ans soupçonnés d’avoir violé une enfant de 12 ans dans un logement Airbnb ont été remis en liberté mardi 21 avril, juste après leur garde à vue. Aucune mesure de contrôle judiciaire, aucune interdiction de contact avec la victime. La famille de la petite fille est sous le choc et ne comprend pas.
🇫🇷 A 12-year-old girl in France woke up covered in blood after being gang raped by two adult men in an Airbnb.
A judge just released them without a restraining order, without supervised contact restrictions… nothing.
At the hearing, the child collapsed in her lawyer’s office… pic.twitter.com/BjJiP7OmRh
— Mario Nawfal (@MarioNawfal) April 28, 2026
« Ils lui ont fait boire énormément d’alcool, notamment des flashs de vodka-Red Bull. Elle a bu plusieurs verres et a commencé à perdre connaissance. »
Quand elle a repris ses esprits, elle était allongée sur un lit, en sang. Sa mère a réussi à la géolocaliser grâce au téléphone portable et a prévenu la police qui est intervenue rapidement.
Au commissariat de Villeurbanne, les choses se sont encore compliquées. Les policiers n’ont même pas proposé spontanément de formulaire pour déposer plainte. L’avocat de la famille, Me David Metaxas, est très clair :
« C’est inadmissible que le formulaire pour déposer plainte n’ait pas été donné à l’initiative des policiers. Il faut rappeler qu’ils avaient en face d’eux une jeune fille qui a été déflorée, pénétrée analement, buccalement, et qui présente des plaies sur l’ensemble du corps. »
Pendant son audition, la fillette de 12 ans a même été confrontée aux versions des deux suspects et de l’adolescente de 16 ans. Les trois témoignages vont dans le même sens : la petite aurait été consentante, voire provocante.
« Tout le monde s’accorde à dire qu’elle était consentante, voire même qu’elle provoquait, alors qu’elle a 12 ans et qu’elle était complètement ivre au point de perdre connaissance. »
Mais ce qui met vraiment le feu aux poudres, c’est la remise en liberté totale des deux hommes. Me Metaxas ne tourne pas autour du pot :
« L’absence de mesure coercitive concernant les suspects est incompréhensible. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, recontacter et aller voir la jeune fille comme ils veulent. »
L’avocat a déjà annoncé qu’il allait saisir le procureur de la République. Il demande une prise en charge rapide par un service spécialisé et des mesures d’urgence pour protéger la mineure :
« J’exige qu’un service spécialisé soit chargé de l’enquête avec mise en place de mesures coercitives pour assurer la sécurité de cette mineure. »
Il décrit aussi l’état actuel de sa jeune cliente :
« Elle est dans un état de sidération totale. Elle n’a pas pu prononcer un seul mot à mon cabinet. Il faut que les services de justice prennent ce dossier en main très rapidement. »
Pour l’instant, l’enquête suit son cours, mais la famille attend des actes concrets pour que la petite fille puisse se sentir protégée. L’affaire, qui s’est déroulée dans un Airbnb de Décines-Charpieu, continue de faire parler dans toute la région lyonnaise.
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