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“Pendant qu’on s’acharnait sur les agriculteurs, un pédophile était en liberté dans notre département”

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Est-ce normal que des agriculteurs soient auditionnés par dizaines alors que des alertes restent sans suite ?

La mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée dans le Gers après sa disparition du 29 mai, suscite une immense émotion et de nombreuses questions sur d’éventuelles défaillances judiciaires. Le parquet d’Agen a confirmé que le corps retrouvé était bien celui de la collégienne. Plusieurs médias rapportent que le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plaintes ou de procédures antérieures.

Dans la vidéo que nous publions, Lionel Candelon, responsable de la Coordination rurale dans le Gers, met en parallèle ce drame avec le traitement judiciaire réservé ces derniers mois à des agriculteurs mobilisés. Il déclare d’abord : « J’exprime ma colère », avant d’accuser le parquet d’avoir fait des agriculteurs « une priorité » plutôt qu’un « violeur pédophile qui se trimballait en liberté dans notre département ».

Lionel Candelon rappelle que « 30 agriculteurs » ont été auditionnés pour des manifestations entre février et mai. Il affirme lui-même avoir subi « 7h de garde à vue le 14 janvier », après avoir été interpellé alors qu’il était, selon ses mots, « simplement à pied, les mains dans les poches ».



Sa formule la plus forte résume l’accusation politique portée dans cette vidéo : « Pendant qu’on s’acharnait sur nous clairement […] la justice n’a rien fait. »

L’agriculteur insiste sur les moyens engagés contre les manifestants : « Il y a plus de 100 heures d’audition, il y a des vidéos, des drones, il y a tout ce que vous voulez. » Et il oppose ces moyens à l’inaction face aux alertes visant le suspect : « Là, il n’y a même pas d’excuses à avoir. »

Mais cette colère ne doit pas servir à faire du Gers un simple bouc émissaire. Lionel Candelon évoque lui-même des « ordres plus hauts ». Le problème posé dépasse donc le seul niveau local : qui fixe les priorités judiciaires ? Pourquoi tant de zèle contre des agriculteurs, et si peu d’efficacité face à des signalements aussi graves ?

Dans cette affaire, une question s’impose : la justice française sait-elle encore distinguer l’urgence véritable de l’ordre politique du moment ?



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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