Des prostitués payés pour attirer des inconnus dans des appartements piégés.
Derrière un miroir sans tain : du matériel de surveillance. Dans le verre des clients : du LSD.
Ce que vous allez lire est documenté, déclassifié, validé par des auditions du Congrès américain.
Le projet MK Ultra, autorisé le 13 avril 1953 par Allen Dulles, directeur de la CIA, est placé sous la direction du Dr Sidney Gottlieb, chimiste surnommé plus tard « l’Empoisonneur en chef ».
L’ampleur du projet est vertigineuse : 149 sous-projets, plus de 80 institutions (universités, hôpitaux, prisons, installations militaires).
Budget officiel : 300 000 dollars par an, hors de tout contrôle budgétaire. Au total : 25 millions de dollars versés entre 1953 et 1963, transitant par des fondations écrans comme la Society for the Investigation of Human Ecology.
Un document déclassifié de 1955 liste les objectifs officiels du projet, notamment concernant la découverte de :
- « substances qui favorisent confusion et impulsivité au point de susciter le discrédit en public » ;
- « substances et méthodes physiques qui provoquent l’amnésie » ;
- « substances qui provoquent des hallucinations, visuelles et/ou auditives ».
Le LSD est au cœur du dispositif, mais aussi la mescaline, la psilocybine, les barbituriques et le curare.
L’Opération Midnight Climax : droguer des inconnus pour observer leurs réactions
En 1952, Gottlieb mandate l’agent George Hunter White, ancien de l’OSS. Deux appartements sont loués : l’un au 81 Bedford Street à New York, un second à San Francisco.
Des prostitués sont payées pour attirer des inconnus. Des hommes sont abordés dans la rue ou dans des bars. Leur verre contient du LSD à leur insu.
Gottlieb veut observer les effets « sur des citoyens qui ne s’y attendent pas ». Pendant des années, personne ne saura qu’il a été cobaye d’une agence gouvernementale.
Toute cette histoire est racontée dans les moindres détails dans notre livre USA : l’histoire interdite.
Si vous voulez comprendre ce que les manuels scolaires ne vous diront jamais sur la CIA et le contrôle mental, c’est par ici :











