
Facebook, Instagram, Messenger et Threads sont concernés.
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Les annonces auraient circulé entre novembre 2025 et début août 2026, aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans plus d’une douzaine de pays européens. Au moins l’une d’entre elles aurait atteint 2 563 comptes en Europe, notamment en France.
Des publicités payées, examinées puis diffusées
Le détail qui intéresse désormais le Sénat américain est simple : il ne s’agissait pas seulement de contenus publiés par des utilisateurs et échappant momentanément à la modération. Il s’agissait de publicités payantes. Or Meta indique elle-même que ses annonces passent par un système d’examen avant leur mise en ligne, largement automatisé.
D’après les chercheurs du Tech Transparency Project, certaines publicités faisaient la promotion d’applications permettant de modifier artificiellement des photographies ou de placer le visage d’une personne dans des contenus sexuels. Plusieurs mettaient en scène des mineurs ou utilisaient leur image dans un contexte sexuel.
La machine publicitaire savait donc manifestement afficher l’annonce, compter sa diffusion et encaisser le paiement. C’est la partie « ne pas diffuser de contenu pédocriminel » qui aurait connu quelques difficultés techniques.
Mark Warner veut savoir combien Meta a gagné
Le dossier est désormais arrivé sur le bureau du sénateur démocrate Mark Warner. Dans une lettre adressée à Mark Zuckerberg le 18 août 2026, l’élu réclame des explications détaillées sur le fonctionnement des contrôles publicitaires de Meta. Mais Warner pose surtout la question qui fâche : combien Meta a-t-il été payé pour diffuser ces annonces et l’entreprise a-t-elle conservé les sommes encaissées ?
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Le sénateur écrit qu’il est « inadmissible que votre entreprise semble en tirer profit ». Il demande notamment le nombre d’impressions obtenues par chaque publicité, les montants versés à Meta, les méthodes de ciblage utilisées et le sort réservé aux revenus provenant d’annonces finalement considérées comme illégales. Mark Zuckerberg doit fournir ses réponses au plus tard le 26 août 2026.
Meta assure lutter contre ces contenus
Meta conteste évidemment l’idée d’une quelconque complaisance. Interrogé par Wired, le groupe affirme combattre activement l’exploitation sexuelle des mineurs et explique que la majorité des annonces concernées auraient eu une portée limitée. Plusieurs auraient déjà été désactivées avant le signalement du média.
L’entreprise indique également avoir récemment déployé de nouveaux outils d’intelligence artificielle pour mieux détecter les publicités interdites. Problème : selon le Tech Transparency Project, de nouvelles annonces problématiques ont encore été découvertes peu avant la publication de l’enquête, dont plusieurs apparues après le premier contact de Wired avec Meta.
À ce stade, Meta n’a pas été condamné dans ce dossier. Les faits décrits reposent sur les recherches du Tech Transparency Project, l’enquête de Wired et les interrogations officielles du sénateur Warner.
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Reste une question beaucoup plus terre à terre, et désormais écrite noir sur blanc par un élu américain : quand une publicité manifestement interdite passe les contrôles, est diffusée et génère une facture, qui garde l’argent ?










