Alors que l’on pensait le dossier enterré sous des montagnes de rapports administratifs, le spectre du Fonds Marianne vient à nouveau hanter les couloirs de la justice…
… et cette fois, le récit vire à la mauvaise pièce de théâtre, entre usurpation de fonction et BMW de fonction !
Selon les révélations du Canard enchaîné publiées ce 13 mai 2026, l’affaire des détournements de fonds publics autour de l’association USEPPM prend une tournure rocambolesque.
Le 18 mai, quatre anciens membres de cette structure doivent être présentés à un juge, non pas comme victimes, mais dans un « spectaculaire retournement », comme suspects d’escroquerie en bande organisée.
Et si ces nouvelles révélations venaient tout relancer ?
Petit rappel : c’était quoi, le Fonds Marianne ?
Pour ceux qui auraient la mémoire courte, le Fonds Marianne a été lancé en 2021 par Marlène Schiappa, alors ministre de la Citoyenneté, après l’assassinat de Samuel Paty.
Doté de 2,5 millions d’euros, il devait financer des projets de lutte contre la radicalisation en ligne.
En réalité, une grande partie de l’argent s’est évaporée dans des projets « vaporeux » (comme le site « iLaïc » qui s’est résumé à quelques tweets malgré près de 200 000 € reçus) et surtout dans les poches des dirigeants d’associations amies, provoquant le départ de la ministre du gouvernement en 2023.
Secrets de polichinelle et augmentations de 500 % !
Le Canard détaille les frasques de Cyril Karunagaran, l’un des personnages clés.
Accusé d’avoir « usurpé, en février 2018, la qualité de gérant » de l’USEPPM, l’homme se serait offert un train de vie de ministre avec l’argent destiné à la laïcité. Au programme : une augmentation de ses émoluments de 500 %, une avance sur salaire de 20 000 euros, un logement de fonction et même une BMW X3 M Sport.
L’enquête souligne également la « propension de Karunagaran à fabriquer des faux et à antidater des documents ».
Accompagné de Mohamed Sifaoui, le duo aurait touché une « très grasse subvention » de 266 250 euros, dont 110 000 euros net ont servi à leur verser de « généreux salaires ».
Reste à savoir si la justice parviendra enfin à démêler ce sac de nœuds ou si les protagonistes continueront de s’accrocher à leur « gouvernance » comme à une bouée de sauvetage. La réponse le 18 mai devant le tribunal.







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