
1 dollar pour environ 1,4 million de rials : ce taux, cité par plusieurs médias, résume l’angoisse d’une partie des Iraniens face au coût de la vie. Et il aide à comprendre pourquoi, depuis la fin décembre, des commerçants puis des étudiants sont descendus dans la rue.
Ce qui se passe en Iran, concrètement
Le mouvement actuel est décrit comme la plus forte agitation depuis 2022. Il a commencé avec des fermetures de boutiques et des grèves dans des zones commerçantes, notamment à Téhéran, avant de s’étendre à d’autres villes et à des campus.
Les bilans restent mouvants : plusieurs morts sont rapportés par des médias et agences (et, côté iranien, par des relais proches du pouvoir), dans un contexte où il est difficile de vérifier rapidement chaque vidéo ou chaque chiffre.
Le déclencheur : une monnaie qui s’effondre, des prix qui s’emballent
Le mot qui revient le plus dans les reportages, c’est “rial”. La dépréciation accélère un mécanisme simple : quand la monnaie se dévalue, tout ce qui dépend des importations (ou du prix mondial) grimpe, du riz aux pièces détachées.

À ce choc s’ajoute une inflation très élevée : Reuters évoque 42,5 % en décembre et une inflation au-delà de 40 % dans les jours suivants.
Embargo, sanctions américaines
La pression extérieure pèse clairement sur l’économie iranienne. Reuters rappelle que la situation est aggravée par les sanctions occidentales liées au dossier nucléaire, et que la crise actuelle s’inscrit dans une trajectoire longue depuis la réimposition de sanctions américaines en 2018 après la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire (JCPOA).
Les sanctions touchent des points névralgiques : exportations de pétrole, accès aux devises, circuits financiers. Quand les dollars se raréfient, la monnaie locale souffre. Reuters relie directement la chute du rial aux sanctions et à l’accès réduit aux devises.
Le Mossad “se félicite” !
Plusieurs médias rapportent qu’un compte X en persan attribué au Mossad a publié un message appelant les Iraniens à manifester, avec une formule qui a frappé : le service dit être avec eux “sur le terrain”. I24News s’est empressé de partager l’information.
« Sortez ensemble dans la rue. Le moment est venu. Nous sommes avec vous. Pas seulement de loin ou par des mots. Nous sommes aussi avec vous sur le terrain. », a écrit le Mossad dans un message publié sur son compte X en langue farsi, a rapporté mercredi la radio de l’armée israélienne.
با هم به خیابان ها بیایید. وقتش رسیده.
ما همراه شما هستیم. نه تنها از راه دور و شفاهی. در میدان نیز همراهتان هستیم.— Mossad Farsi (@MossadSpokesman) December 29, 2025










