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La préfète Sophie Brocas leur a demandé de ne pas multiplier les « initiatives individuelles ». « Nous ne souhaitons pas retrouver des tracteurs avec des tonnes à eau qui se promènent un peu partout à la recherche des pompiers », a-t-elle déclaré, invitant les volontaires à s’inscrire sur le fichier de la Chambre d’agriculture.
Le feu, malheureusement, n’avait pas rempli le formulaire, mais cela aurait été dommage de louper l’occasion d’humilier et d’infantiliser les citoyens responsables.
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Arrivé en Gironde lundi 27 juillet, Emmanuel Macron a surtout livré des chiffres, des constats et un satisfecit personnel. Le président s’est félicité d’avoir agi dès 2017 et affirmé que le budget de la Sécurité civile avait presque doublé en dix ans.
Des représentants de pompiers ont pourtant décrit sa visite comme celle d’un « commentateur de plus » ou d’une « station météo bis ». Ils attendaient des renforts, des effectifs et des avions. Ils ont obtenu l’annonce que la crise n’était pas terminée — information que les flammes avaient déjà communiquée.
Selon le syndicaliste interrogé, seulement sept des douze Canadair étaient alors disponibles. Une flotte vieillissante, dont plusieurs appareils approchent les trente ans, régulièrement immobilisée par les retards de maintenance et les choix budgétaires.
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La Macronie peut donc se rassurer : les avions manquent, les pompiers s’épuisent, mais la communication présidentielle demeure pleinement opérationnelle.
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