
La cabale écologiste récompensée
Plus de 60 députés, menés par Boris Vallaud et Cyrielle Chatelain, avaient saisi le Conseil. Leur motif affiché : défendre la qualité de l’air et la Charte de l’environnement. Leur vrai but : empêcher toute remise en cause du dogme écologiste. Les Sages, toujours prompts à se muer en gardiens de la vertu environnementale, leur ont donné gain de cause sans sourciller.
Remercions tous le Conseil Constitutionnel notre guide éclairé
L’Assemblée Nationale avait abrogé les ZFE en avril 2026 mais heureusement le Conseil a remarqué que l’article de loi était « sans lien avec l’intention du texte » de simplification économique
Gloire au conseil des… pic.twitter.com/6MIyCW5Xft
— Momotchi (@mmtchi) May 21, 2026
La démocratie législative bafouée
Pourtant, le Parlement avait tranché. En avril dernier, après des heures de débats houleux, les députés avaient adopté la suppression des ZFE, portée par des amendements du Rassemblement national et des Républicains. Mais qu’importe la volonté des représentants du peuple face à l’intransigeance de technocrates ? Le Conseil ne s’est même pas embarrassé du fond. L’article 45 de la Constitution, brandi comme un talisman, a suffi à tout balayer.
Le feuilleton interminable des ZFE
Instaurées par la loi Climat et Résilience de 2021, ces zones continueront donc de sévir dans une vingtaine d’agglomérations. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et les autres devront maintenir leurs restrictions, au nom d’une lutte contre la pollution devenue nouvelle religion d’État. Le « zéro artificialisation nette », autre mesure liberticide, a lui aussi été partiellement censuré, comme pour rappeler que la France adore ses carcans.
Un serpent de mer qui n’en finit pas
Ce nouveau rebondissement s’inscrit dans la saga des ZFE, symbole des divisions du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Le texte, déjà surnommé « serpent de mer » pour son accumulation de mesures disparates, voit sa substance encore amputée. Résultat : une loi vidée de son sens initial, et des collectivités toujours contraintes de jouer les gendarmes de l’air et les chasseurs de gueux.
L’arsenal répressif reste intact
Finalement, les ZFE survivent, comme un monument à l’hypocrisie écologique. Le Conseil constitutionnel, lui, peut se targuer d’avoir une fois de plus sauvé les apparences. Quant aux automobilistes, aux commerçants et aux entreprises, ils n’ont plus qu’à serrer leur ceinture… et leur portefeuille. Cette mesure ne s’applique qu’aux gens qui travaillent, car la nuit, les week-ends et les jours fériés, tout le monde pourra rouler dans les ZFE, quelle que soit leur vignette CriAir.










