
Les pays arabes, dépourvus de contre-stratégie, se sont transformés en auxiliaires involontaires de la puissance israélienne. La Turquie d’Erdogan, en faisant tomber Bachar Al-Assad, a cru servir ses ambitions régionales, mais n’a fait qu’accélérer son propre tour sur la liste des cibles. Le Qatar et l’Arabie Saoudite, en finançant des révoltes et des guerres, ont ouvert la porte à leur propre déstabilisation. Même Saddam Hussein, poussé à s’épuiser contre l’Iran avant d’être écrasé par les États-Unis, illustre cette tragique loi : divisés, les Arabes tombent un à un, comme des boxeurs montant sur le ring pour y être systématiquement mis K.O. par le même adversaire.
L’Iran, lui, résiste encore. Non par magie, mais parce qu’il incarne ce que les autres ont perdu : une cohésion civilisationnelle, une profondeur historique, une identité qui dépasse les frontières tracées par Sykes-Picot. Face à l’alliance israélo-américaine, seuls les États-civilisations tiennent debout. Les autres ? Des créations artificielles, promises à l’effondrement, comme le nationalisme arabe et l’islam politique, deux avatars d’un même échec : celui de l’unité.
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