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L’État au chevet de la lactation transféminine

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Les urgences ferment faute de moyens, mais l’État finance encore le mode d’emploi de la grossesse simulée.

Le document, intitulé Hormones et parcours trans, consacre un passage à la « parentalité trans ». On peut y lire :

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« Une personne transféminine peut allaiter en déclenchant la production de lait parental par un traitement hormonal adapté, similaire à celui des mères adoptives, avec des hormones simulant la grossesse et des tirages du lait. »

La brochure ajoute immédiatement que le processus est « lourd à mettre en place » et que son résultat demeure « incertain ». Une précision utile, légèrement moins spectaculaire que le gros intertitre affirmant que « les personnes trans peuvent allaiter ».

Une possibilité médicale encore peu documentée

La lactation provoquée sans grossesse n’est pas une invention sortie d’un atelier de communication inclusive. Elle peut être recherchée chez des mères adoptives et a déjà fait l’objet de quelques publications concernant des femmes transgenres. Un premier cas clinique publié en 2018 décrivait notamment l’emploi d’hormones, d’un médicament stimulant la prolactine et d’un tire-lait.

La littérature reste cependant limitée. Une publication médicale parue en 2024 ne recensait encore que six cas décrits. Autrement dit, la possibilité biologique existe dans certaines situations, mais elle ne constitue ni un résultat garanti ni une pratique médicale banale. La brochure d’OUTrans reconnaît d’ailleurs elle-même cette incertitude.

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OUTrans travaille avec le ministère

OUTrans ne se contente pas de produire des brochures. L’association indique bénéficier d’un partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Celui-ci permet notamment aux établissements de demander des formations consacrées à l’accueil des personnes trans, avec une prise en charge annoncée dans le cadre du partenariat.

Le ministère présente de son côté plusieurs ressources et partenaires mobilisés contre les LGBTphobies. La coopération avec OUTrans s’inscrit dans cette politique institutionnelle.

Concernant l’argent public, l’UNI affirme qu’OUTrans a reçu 138 700 euros du ministère en 2022. Ce montant est repris par plusieurs médias et organisations, mais le document comptable officiel permettant d’en vérifier directement le détail n’est pas joint à ces publications. Il convient donc d’attribuer clairement ce chiffre plutôt que de le présenter comme une donnée contrôlée de manière indépendante.

La vraie spécialité française : transformer le militantisme en politique publique

Le sujet n’est donc pas de nier une possibilité physiologique observée dans quelques cas médicaux. Il est de constater la facilité avec laquelle un contenu produit par une association militante obtient l’hébergement d’un service interministériel, puis se retrouve associé à des formations financées par un partenariat public.

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Pendant que le gouvernement réclame des économies aux Français, l’appareil d’État conserve manifestement quelques ressources pour expliquer comment simuler hormonalement une grossesse. La macronie ne sait peut-être plus fabriquer des centrales, des médicaments ou un budget équilibré. Pour le « lait parental », en revanche, la documentation est prête.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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