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Un rapport recommande de revoir la place du CNRS dans la recherche française

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Un rapport recommande lundi de revoir la place du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans sa relation avec les universités, tout en renforçant sa viabilité financière pour mieux retenir les meilleurs chercheurs.

Le rapport, commandé par le Hcéres (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), est le fruit d’un comité d’évaluation de seize experts de dix nationalités.

Il qualifie l’établissement public créé en 1939 d'”institution de recherche majeure et de niveau mondial”. Et lui reconnaît volontiers un rôle de “leader en Europe” par sa réputation, sa taille (avec l’équivalent de 31.000 employés), et son envergure via dix Instituts scientifiques couvrant tous les domaines de la science (mathématiques, physique, sciences sociales, etc.)

Pour autant, le comité présidé par Martin Vetterli, président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, recommande de revoir sa gouvernance.

Il juge que son conseil d’administration “ne joue pas vraiment un rôle stratégique”, avec de nombreuses décisions “manifestement déterminées à l’avance” et prises sans transparence.

Le comité recommande l’installation d’un “conseil consultatif externe indépendant” pour les orientations scientifiques, incluant une “forte proportion de membres étrangers”.

Lors d’une conférence de presse, M. Vetterli a justifié le ton direct du rapport par la nécessité de “ne pas tourner autour du pot”. Avec la volonté d'”aider le CNRS à être meilleur”.

Le président du CNRS Antoine Petit s’est dit d’ailleurs satisfait, dans des propos à l’AFP, de “la tonalité générale du rapport”, qui doit “pouvoir aider le CNRS à évoluer”.

C’est la première fois, depuis sa création, que l’organisme se soumet à une évaluation internationale.

“Difficile à comprendre”

Le CNRS est constitué d’un millier d’unités de recherche, presque toujours partagées — au sein d’unités mixtes de recherche (UMR) — avec des universités, des grandes écoles et d’autres établissements.

Ce mécanisme des UMR, “situation unique” dans le monde, “ne favorise pas l’agilité”, alors même que sont apparues des universités “intensives en recherche”, remarque le rapport. Qui plaide pour laisser à ces dernières “le leadership sur des sujets spécifiques”.

Le rapport défend aussi une plus grande autonomie des UMR, en renforçant le rôle des directeurs sur la recherche de leur unité, notamment dans l’allocation des ressources. Le processus actuel d’allocation de ces ressources, via les instituts du CNRS, est “très difficile à comprendre”, selon le rapport.

Plusieurs difficultés pèsent sur l’objectif assumé d'”attirer, soutenir et retenir les meilleurs talents”, et notamment les jeunes chercheurs.

Le rapport pointe une “détérioration continue des niveaux de rémunération”. Et plus généralement un “manque de viabilité financière” du budget du CNRS.

Ce budget, de 3,7 milliards en 2021, est abondé aux trois quarts par des subventions.

Jugé insuffisant par le rapport, il devrait être un “sujet majeur” des discussions du CNRS avec son organisme de tutelle, le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur. Ce dernier devrait notamment apporter une plus grande visibilité au CNRS sur l’évolution attendue de sa subvention.

“Fardeau bureaucratique”

Le comité s’est aussi penché sur le sujet des ressources humaines, évoquant des “sujets stratégiques” pour ce qui constitue la “première richesse” du CNRS.

Un thème qui, selon Antoine Petit, est “le point majeur” du rapport, et qui ne repose pas seulement sur la question des rémunérations.

Le rapport pointe du doigt l’absence d’un “plan structuré de développement des talents et d’accompagnement des carrières”, et même de formation obligatoire sur les compétences liées aux ressources humaines.

Dans ce domaine, il recommande le développement d’une culture du mentorat pour les jeunes chercheurs. Et mentionne en passant le “défi du traitement des personnels peu performants”.

Autre défi, celui d’inciter plus de chercheurs du CNRS travaillant dans des UMR à contribuer à l’enseignement dans les établissements qui les accueillent.

Le rapport se fait aussi l’écho d’un véritable “fardeau bureaucratique”, avec des procédures administratives “d’une complexité croissante et parfois même absurde”, qui constituent autant d’obstacles à l’activité de recherche.

Les tâches administratives peuvent absorber jusqu’à 50% du temps des jeunes chercheurs, selon plusieurs témoignages recueillis par le comité d’évaluation. Ce qui nécessite selon Martin Vetterli une “véritable “opération commando” pour s’attaquer à un problème “urgentissime”.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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