
Barbara Butch : de la Cène profanée à la Nuit Blanche
Barbara Butch, icône de la nuit parisienne et militante LGBTQ+ et body-positive, s’est imposée dans le débat public lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Juchée sur une passerelle au-dessus de la Seine, entourée de drag-queens, elle a participé à la parodie blasphématoire de La Cène de Léonard de Vinci. Cette mise en scène, signée Thomas Jolly, a déclenché un tollé planétaire : 135 pays (catholiques comme musulmans) ont refusé de rediffuser la cérémonie, tandis que des figures comme Donald Trump y voyaient une « horreur ». En France, l’épiscopat et une partie de l’opinion publique ont dénoncé une profanation des symboles chrétiens. La DJ a ensuite subi une vague de cyberharcèlement (insultes antisémites, grossophobes, sexistes et menaces de mort), aboutissant à plusieurs condamnations judiciaires.
🔴💸 INSOLITE | Barbara Butch explique devant Emmanuel Grégoire comment 1,3 M€ d’argent public, dont 42 000€ pour sa seule rémunération, seront engloutis lors de la Nuit Blanche. pic.twitter.com/0KShFT1eu2
— French Report (@french_report78) May 12, 2026
Une nomination qui interroge
C’est dans ce contexte explosif que Barbara Butch a été désignée à la tête de la Nuit Blanche 2026. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a salué un choix « qui reflète l’esprit de Paris », insistant sur le caractère « populaire, festif et inclusif » de l’événement. La DJ promet une soirée centrée sur « la musique, l’amour et la diversité », avec des artistes comme un groupe d’électro-disco oriental, une chanteuse renommée, son propre projet musical, et une installation monumentale de Mathias Kiss au Petit Palais. Des animations sont prévues dans 32 communes du Grand Paris. Pourtant, les critiques pleuvent : pourquoi confier un événement financé par l’argent public à une personnalité dont le rayonnement musical reste modeste (quelques milliers d’auditeurs mensuels sur Spotify) et dont le passé divise autant ?
Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres : une récompense controversée
Rappelons que le 3 juillet 2025, Barbara Butch a été élevée au rang de Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres par Rachida Dati. Une distinction traditionnellement réservée à ceux qui contribuent au rayonnement de la culture française, mais perçue par beaucoup comme une provocation récompensée. Nous nous interrogions alors : « Comment en est-on arrivé à récompenser non pas le talent, mais l’activisme provocateur, au mépris de la culture française ? » tout en dénonçant une dérive idéologique, rappelant le scandale des JO 2024, qui avait valu à la France une condamnation mondiale, et accusant la macronie de valoriser « ceux qui ridiculisent les traditions plutôt que ceux qui les magnifient ». Pour ses détracteurs, cette nomination illustrait parfaitement la soumission de l’establishment culturel à une vision « woke » de l’art.
Sur les réseaux, l’indignation enfle
Aujourd’hui, la polémique rebondit avec le budget de la Nuit Blanche. Sur X (ex-Twitter), les réactions sont virulentes : on parle de « gaspillage », de « gauche caviar » ou encore de « détournement d’argent public », alors que les services publics parisiens (hôpitaux, écoles, entretien de la ville) peinent à joindre les deux bouts. Certains soulignent que Barbara Butch a créé sa société fin 2025 et s’interrogent : comment justifier une telle rémunération pour une soirée unique ? D’autres y voient la continuité d’une politique culturelle militante, loin des attentes d’une majorité de Français attachés à une gestion plus responsable des deniers publics.
Entre résilience et cynisme
Face à ces critiques, les soutiens de Barbara Butch et de la mairie mettent en avant la résilience de l’artiste face au harcèlement et la nécessité de célébrer « la diversité et la fête populaire ». La ville de Paris a même dénoncé par le passé de nouvelles campagnes de cyberharcèlement à son encontre. Reste que, pour beaucoup, le scandale dépasse la personne : il interroge les priorités budgétaires d’une métropole endettée et le choix d’une figure aussi clivante pour un événement financé par tous les contribuables.
Les Parisiens et les contribuables seront-ils au rendez-vous le 6 juin prochain… ou boycotteront-ils ce qu’ils considèrent comme une fête payée trop cher ? L’avenir nous le dira.










