
Des supermarchés Carrefour ont ouvert leurs portes dans des colonies de Cisjordanie. Alexandre Bompard, le PDG, assure que « nous ne sommes pas présents dans les territoires occupés sous la marque Carrefour ». Oui, mais… les magasins Carrefour, bien implantés en Israël, sont bel et bien présents dans les territoires occupés, mais sous un autre nom, celui de « Yenot Bitan » (en hébreu : Les vins de Bitan).
Carrefour a conclu en 2022 un partenariat de franchises avec le groupe israélien Electra Consommers Products — une filiale du groupe Elco contrôlé par les frères Zelkind — et sa filiale Yenot Bitan — contrôlée par les frères Bitan. Cette dernière société dispose d’un réseau de 200 supermarchés en Israël et dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Depuis l’accord de franchise, une cinquantaine des succursales de Yenot Bitan ont adopté l’enseigne « Carrefour ».

Pour preuve de sa bonne foi, Alexandre Bompard, le PDG, a annoncé la fermeture de ses magasins à Ammam en Jordanie. Les partisans du boycott se réjouissent. Ils sont nombreux en Tunisie, en Jordanie et au Maroc. Sauf que le magasin Carrefour rue King Abdullah à Amman continue imperturbablement à proposer ses soldes.

Le recul des bénéfices de Carrefour en 2024 est-il un effet du boycott ? En tout cas les actionnaires semblent perdre confiance. À peine Israël a-t-il intensifié ses bombardements que, le 29 mai de cette année, l’action Carrefour dévisse en chute libre.
Auchan était en pourparlers avec Rami Levy Hashikma Marketing, l’une des plus grandes chaînes de supermarchés d’Israël, en 2023. Depuis plus rien ne transparaît. Et pourtant cela avait bien démarré. Le précédent de Carrefour a-t-il rendu prudents les investisseurs ?
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