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Israël n’est pas un allié, c’est un gouffre géopolitique

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La relation entre les États-Unis et Israël analysée sous un angle géopolitique critique.

« Si Israël tombe, l’Amérique tombera aussi. »

C’est ce qu’un sioniste zélé a cru bon de déclarer, avec l’assurance d’un prophète halluciné, comme si Tel-Aviv avait été placée là par Dieu lui-même pour maintenir l’équilibre cosmique. Ce genre de sortie rappelle que certains confondent allègrement géopolitique et mythologie, et surtout, qu’ils prennent leurs fantasmes génétiques pour des faits historiques.

Heureusement, la lucidité a un nom : Candace Owens (voir vidéo en bas de l’article). Et sa réponse, aussi simple que désarmante, a claqué comme une gifle en pleine conférence :

« L’Amérique n’existait-elle pas avant 1948 ? »

Question rhétorique, mais visiblement nécessaire face à un storytelling sioniste qui tient davantage du conte de fées militarisé que de l’analyse géostratégique.

Rappel de base : les États-Unis existaient bien avant la création d’Israël. Et ils n’étaient pas en manque d’initiatives impériales. Bombardements en Asie, coups d’État en Amérique latine, bases militaires à foison : l’oncle Sam n’attendait pas un petit État du Proche-Orient pour balancer ses munitions et ses dogmes.

Mais voilà. Depuis 1948, c’est devenu une histoire d’amour toxique. Israël s’est peu à peu imposé comme le petit protégé gâté de Washington, aspirant des milliards chaque année tout en multipliant les violations du droit international. Deux pays frères d’armes, unis par des fondations douteuses : le nettoyage ethnique pour l’un, l’esclavage et la conquête génocidaire pour l’autre. Une romance impérialiste qui prend les peuples en otage.

Il faut le dire sans trembler : Israël ne protège pas l’Amérique.
C’est l’inverse. Les États-Unis protègent un régime d’apartheid, comme on protège un bon investissement. Car Israël n’est pas une lumière morale dans la région, mais un bras armé de la domination occidentale au Moyen-Orient, un verrou colonial dans une région qu’il faut garder instable, au cas où la paix rendrait les armes obsolètes.

Alors, ce mythe d’un Israël pilier de la civilisation occidentale, c’est un peu comme croire que l’OTAN est une ONG humanitaire. Et si tout cela s’effondrait ? Ce ne serait peut-être pas un drame, mais une opportunité.
Une chance de réinitialiser des rapports géopolitiques basés non plus sur la soumission et la destruction, mais sur la souveraineté et la justice.

Candace Owens, en une phrase, a rappelé ce que beaucoup préfèrent oublier : l’Amérique est tombée amoureuse de son reflet, mais ce reflet lui coûte cher. Et parfois, il faut briser le miroir.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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