
Un grand moment de comédie à la gare de Nantes. Lundi après-midi, la mezzanine, ce bijou architectural signé Rudy Ricciotti, a tout simplement été fermée. Motif ? Trop chaud. Oui, vous avez bien lu : une gare flambant neuve, inaugurée il y a cinq ans avec des flonflons et des promesses de modernité, plie face à un thermomètre un peu taquin. Résultat : commerçants furax, voyageurs en sueur, et une décision qui sent l’improvisation à plein nez.
Fabrice Martinez, patron du café-restaurant Zaw, n’en revient toujours pas :
« On nous a vendu une gare du futur, bioclimatique, tout ça… Et là, paf, un 30 juin, on baisse le rideau parce qu’il fait chaud ? »
Le plus cocasse ? Son établissement est climatisé, mais tant pis, on coupe tout le monde du public. Annoncé le matin même, ce coup de théâtre a semé la pagaille dans l’approvisionnement et la gestion du personnel.
« On dirait une blague, mais c’est notre chiffre d’affaires qui trinque », lâche Martinez, entre colère et ironie.
🚨ALERTE INFO
La gare de Nantes, inaugurée en 2020 pour un coût de 37,5 millions d’euros et censée être conçue pour “résister à la chaleur”, a dû fermer en raison de la canicule.
Encore un marché public bien ficelé…
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) July 3, 2025
Et que dire de la SNCF, qui, contactée, a préféré jouer les muettes ? Mardi, la mezzanine a rouvert, avec des ventilateurs géants pour faire illusion. Mais avec l’été qui ne fait que commencer et des prévisions météo pas franchement rassurantes, les commerçants craignent le pire. « Si ça se reproduit, c’est toute l’économie de la gare qui va morfler », prévient Martinez. Franchement, pour une gare censée être un modèle d’innovation, c’est un peu comme découvrir que votre voiture de luxe n’a pas de clim’. Merci, Rudy, merci, SNCF.










