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Syrie et attaques chimiques : de nouvelles poursuites contre Bachar al-Assad ?

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Alors que le premier mandat d’arrêt avait été annulé…

le nom de Bachar al-Assad revient dans le viseur de la justice française

Une relance judiciaire qui s’appuie sur un détail de taille : l’ancien président syrien ne désormais serait plus intouchable.

En effet, bien qu’il ait échappé à une première procédure, le répit n’aura pas duré. 

Selon Libération de ce 29 juillet, le parquet national antiterroriste a annoncé vouloir relancer un mandat d’arrêt international contre Bachar al-Assad, cette fois pour complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Les faits visés remontent aux attaques chimiques de 2013 en Syrie, dont le bilan et l’horreur restent gravés dans la mémoire collective. 

Ces attaques menées au gaz surin, notamment celle de la Ghouta, avaient fait plus d’un milliers de morts dont de nombreux civils et enfants.

La Cour de cassation avait annulé une première tentative judiciaire le 25 juillet 2025. 

Mais un nouvel argument relance la machine : Assad aurait perdu tout contrôle effectif sur la Syrie depuis décembre 2024, ce qui invaliderait son immunité présidentielle.

Son éloignement du pouvoir s’est accéléré avec l’arrivée d’Ahmad al-Charaa sous le régime duquel des massacres de minorités chrétiennes ont été perpétrés comme nous vous en avions parlé dans un de nos articles.

Un ancien djihadiste a pris le pouvoir en Syrie…

… et voilà Al-Assad de nouveau poursuivi par la justice !

Justice internationale ou symbole politique ?

Car c’est bien là que se joue ce tour de passe-passe juridique ! 

En perdant son statut de chef d’État « effectif », Assad redeviendrait justiciable comme n’importe quel citoyen. 

Une interprétation audacieuse, mais lourde de conséquences. 

Elle permettrait à la justice française d’instruire une plainte visant un chef d’État étranger pour des actes aussi lourds que l’usage d’armes chimiques. 

Reste à savoir si ce nouveau mandat d’arrêt franchira les frontières… ou restera sur le papier. 

Car entre droit international, diplomatie prudente et réalités géopolitiques, les mandats d’arrêt contre les puissants relèvent souvent plus du message symbolique que de l’action concrète.

Assad rattrapé par l’Histoire… bientôt la Grande-Bretagne ?

Alors que la justice française veut relancer un mandat d’arrêt contre Bachar al-Assad, d’autres responsabilités, plus anciennes mais tout aussi lourdes, demeurent dans l’ombre.

Et si, un jour, se posait la question de la responsabilité de la Grande-Bretagne dans le conflit israélo-palestinien ?

Pourquoi la guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023, trouve-t-elle ses racines dans une lettre signée en 1917 par le gouvernement britannique ?

Quel rôle a joué Alfred Milner, figure méconnue mais centrale de l’Empire, dans le soutien à la création d’un « foyer juif » en Palestine ?

Et pourquoi cette décision continue-t-elle d’alimenter les tensions aujourd’hui ?

Pour répondre à ces questions centrales, notre ami et spécialiste en géopolitique Martin Bernard est remonté aux origines du conflit israélo-palestinien dans une enquête passionnante, à lire dans Le Banquet.

Pour accéder entièrement à l’article « Milner et la Déclaration Balfour, aux sources des tensions en Palestine », abonnez-vous dès maintenant au Banquet.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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