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La soif comme arme de guerre dans le nouveau théâtre Iran-États-Unis/Israël

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Washington vient d’ajouter un chapitre à son manuel des horreurs contemporaines, et personne n’applaudit.

Le conflit s’étend, l’eau se retire

Huit jours que cela dure. Huit jours que les frappes pleuvent sur des sites militaires, des dépôts pétroliers, des installations nucléaires – le menu classique de toute guerre proprement médiatisée. Mais le 7 mars, les règles ont changé. Depuis leur base de Juffair à Bahreïn, les forces américaines ont lancé leurs missiles sur cette usine de dessalement qui, jusqu’à preuve du contraire, ne fabriquait ni uranium enrichi ni missiles hypersoniques. Simplement de l’eau. De l’eau pour des gens qui vivent sur un caillou brûlé par le soleil. Washington n’a pas daigné confirmer, ni démentir. Pourquoi faire ? Les images parlent d’elles-mêmes, et les communiqués officiels, on le sait, ne désaltèrent personne.

Les Gardiens de la Révolution, eux, n’ont pas fait dans la nuance. Riposte immédiate sur la base américaine à Bahreïn. Puis, comme une mauvaise farce qui s’éternise, Bahreïn accuse à son tour Téhéran d’avoir frappé sa propre usine de dessalement. La boucle est bouclée : le Golfe découvre la « guerre de l’eau », concept nouveau pour ceux qui ont toujours eu assez à boire, réalité brutale pour ceux qui, du jour au lendemain, n’ont plus rien dans le verre.

Genève, Rome et quelques bombes intelligentes

Revenons aux textes, puisque les faits semblent déranger. L’article 54 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève est pourtant clair : ne touchez pas aux biens indispensables à la survie des civils. L’eau, précisément. Le Statut de Rome, lui, range ces actions au rayon des crimes de guerre quand les dommages civils dépassent l’avantage militaire. Alors cherchons l’avantage militaire dans cette usine de dessalement. Cherchons bien. Rien. Pas un missile, pas un drone, pas un soldat caché dans les tuyaux. Juste des villageois qui, ce matin, ont ouvert le robinet et n’ont rien vu couler.

Kaveh Madani, de l’Institut des Nations Unies pour l’Eau, parle de « précédent dangereux ». On peut le dire ainsi. On peut aussi dire plus crûment : l’armée « la plus puissante du monde » a choisi d’assoiffer des civils pour gagner une guerre qu’elle ne sait pas finir. C’est moins élégant, mais plus juste.

L’empire contre-attaque… les robinets

L’Iran crie au crime de guerre. Araghchi prévient que les États-Unis ont ouvert une voie que personne ne pourra refermer. Le Parlement iranien désigne du doigt la base aérienne voisine, complice silencieuse. Sur les réseaux, les analystes s’étranglent : Bahreïn, désormais dans la danse, montre que le virus de la soif est contagieux. Les Émirats, l’Arabie saoudite, tout le monde dépend du dessalement à 70 %, 80 %, parfois plus. Une seule frappe sur la mauvaise installation, et des millions de personnes découvrent ce que « crise humanitaire » veut vraiment dire.

L’ONU s’inquiète, comme d’habitude. Les ONG s’alarment, comme toujours. Pendant ce temps, les prix du pétrole grimpent et les marchés tremblent – ça, au moins, tout le monde le comprend.



Et maintenant, on boit quoi ?

Cette attaque sur Qeshm n’est pas une aberration. C’est une logique. Celle qui transforme les infrastructures civiles en cibles militaires, les robinets en objectifs stratégiques, la soif en arme. Si personne n’arrête cette mécanique, l’Iran frappera ailleurs dans le Golfe. Les Émirats, le Koweït, l’Arabie verront leurs usines de dessalement entourées de missiles plutôt que de canalisations. Et dans ce désert luxueux où l’eau vaut plus que l’or, la guerre trouvera son ultime perfection : tuer sans une goutte de sang, juste en vidant les verres.

Une enquête de la CPI ? Idéalement. Dans la réalité, Washington promet une victoire rapide, Trump parle de « finir le travail », et les civils de Qeshm regardent le ciel en espérant que la prochaine bombe ne sera pas pour le peu d’eau qui leur reste. La communauté internationale, elle, observe. Comme toujours. Jusqu’à ce que la soif la rattrape.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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