
Un article de Jacques Thomet, publié sur ses réseaux sociaux.
Cette nouvelle ressemble à une provocation en pleins travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur l’inceste. Comment imaginer que la justice va enfin cesser de détruire la vie de milliers de victimes à la lecture d’une telle infamie ?
Roland Blaudy, condamné à multiples reprises depuis 1997 pour des viols sur une quinzaine de mineurs, avait fait de Karine sa nouvelle victime chez ses parents entre ses 5 et 8 ans, entre 2002 et 2005.
Grâce à une lutte acharnée, pendant une décennie, de sa tante Laurence Brunet-Jambu, fondatrice des Comités Alexis-Danan pour la protection de l’enfance, Blaudy fut condamné en 2018 à 30 ans de prison.
Mais une lettre de la juge d’application des peines vient d’apprendre à Karine que son prédateur sera libéré le 12 mai et qu’il pourra vivre dans sa même ville de Rennes, car « il n’a pas d’autre adresse ». Sa remise en liberté est justifiée, selon la juge, par une « confusion de peines avec sa précédente condamnation ».
« Il faut que la loi change. La confusion de peines doit s’arrêter pour les crimes sexuels et les crimes de sang », a déclaré à Ouest-France Laurence Brunet Jambu, qui a adopté Karine en 2010.
Une pétition en ce sens a été lancée hier 30 avril.
Karine et sa tante ont déjà fait condamner l’État (NDLR: mais pas ses responsables, policiers et juges) à des réparations pour une série d’erreurs et de classements sans suite injustifiés.
Les horreurs commises sur Karine, avec la complicité de sa mère qui avait assassiné son autre bébé, ont inspiré le livre « Signalements » de Laurence Brunet-Jambu, et le film éponyme d’Eric Métayer.










