
La préfecture de Guyane a interdit le spectacle de Dieudonné prévu en mai 2026. Davy Rimane, député de Guyane, conteste cette décision. Dans un communiqué publié le 12 mai 2026, il dénonce une liberté d’expression appliquée différemment selon les personnes.
L’élu ne demande pas au public d’apprécier Dieudonné. Il ne défend pas non plus ses propos passés. Il pose une question plus simple : peut-on empêcher un homme d’exercer son métier après une condamnation purgée ?
Dans son communiqué, Davy Rimane écrit : « dans quel État de droit empêche-t-on un individu d’exercer son métier après qu’il a été condamné et qu’il a purgé ses peines ? »

Un spectacle interdit avant même d’être joué
L’arrêté préfectoral vise le spectacle « Dieudonné – Le fil d’Ariane », annoncé en Guyane entre le 13 et le 15 mai 2026. La préfecture justifie sa décision par un risque de trouble à l’ordre public.
Elle rappelle les condamnations de Dieudonné pour des propos à caractère « antisémite ». Elle estime aussi que le spectacle pourrait reprendre des éléments déjà sanctionnés dans d’autres représentations.
Le problème tient à la méthode. L’administration interdit le spectacle avant sa représentation en Guyane. Aucun propos n’a encore été tenu sur scène dans ce cadre précis. Aucune faute n’a encore été constatée pendant ce spectacle.
C’est ce point qui choque Davy Rimane. Pour lui, l’État ne sanctionne plus seulement des faits. Il empêche un artiste de travailler par anticipation.
Davy Rimane parle de bannissement permanent
Dans son texte, le député de Guyane rappelle que Dieudonné « n’est ni un fugitif, ni un terroriste, ni un criminel ayant du sang sur les mains ». Il estime que le pouvoir administratif continue de lui imposer une forme de « bannissement permanent ».
Cette formule résume son accusation. Dieudonné a été condamné. Il a purgé ses peines. Pourtant, l’administration peut encore empêcher ses spectacles, même avant leur tenue. On peut rejeter ses provocations. On peut rappeler ses condamnations. Mais la question posée ici porte sur autre chose : un artiste peut-il encore travailler une fois sa peine terminée ?
Une liberté d’expression appliquée Éric Zemmour, Ary Abittan et Patrick Bruel
Davy Rimane dénonce aussi une différence de traitement. Dans son communiqué, il écrit : « Deux poids, deux mesures. »
Son argument vise le contraste avec d’autres personnalités publiques. Éric Zemmour continue d’aller sur les plateaux malgré ses condamnations. Ary Abittan a pu reprendre la scène et recevoir le soutien public de Brigitte Macron, alors qu’un médecin légiste avait constaté cinq plaies vaginales de plusieurs centimètres et deux plaies anales saignantes d’environ 1,5 cm sur Camille, la plaignante. Patrick Bruel poursuit sa carrière malgré de graves accusations, notamment agression sexuelle, viol, tentative de viol et, selon plusieurs médias, une plaignante mineure au moment des faits présumés.
Dans ces cas-là, les médias, les scènes et les soutiens institutionnels restent accessibles. Pour Dieudonné, l’interdiction tombe avant même que le spectacle ait lieu. C’est ce décalage qui alimente la colère. L’État ne traite pas toutes les personnalités de la même manière. Certaines continuent d’exister publiquement. D’autres se retrouvent bloquées avant même de parler.
La préfecture de Guyane a interdit le spectacle de Dieudonné prévu en mai 2026. De son côté, Davy Rimane, député de Guyane, conteste cette décision. Dans un communiqué publié le 12 mai 2026, il dénonce une liberté d’expression appliquée différemment selon les personnes.
L’élu ne demande pas au public d’apprécier Dieudonné. Il ne défend pas non plus ses propos passés. Au contraire, il pose une question simple : peut-on empêcher un homme d’exercer son métier après une condamnation purgée ?
Dans son communiqué, Davy Rimane écrit : « dans quel État de droit empêche-t-on un individu d’exercer son métier après qu’il a été condamné et qu’il a purgé ses peines ? »









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