
Dominique Bouvet, ancien vice-président du comité départemental olympique et sportif de Haute-Saône et ancien cadre de l’UNSS, a été piégé en ligne lundi 11 mai par un vidéaste connu sous le pseudonyme de Finnyzyy, qui se présente comme chasseur de pédocriminels. Après la diffusion virale de la séquence, l’UNSS a publié un communiqué évoquant “un ancien cadre” impliqué dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Le jeune vidéaste affirme avoir utilisé l’intelligence artificielle pour prendre l’apparence et la voix d’une adolescente de 14 ans, dans le but de confondre des prédateurs sexuels présumés sur internet. Dans les extraits diffusés sur les réseaux sociaux, l’homme croit s’adresser à une mineure.
“Si on se voit et que je t’emmène au Parc, est-ce que je pourrais t’embrasser ?”, demande-t-il notamment, avant d’insister : “Est-ce que ça te ferait envie ?” Plus loin, il évoque son passé public et refuse d’en dire davantage sans contrepartie : “Qu’est-ce que tu donnes pour savoir ? Qu’est-ce que tu ferais pour me faire plaisir ?”
La séquence, rapidement devenue virale, a provoqué une vive réaction dans le monde sportif. Sur son site, l’UNSS indique avoir publié un communiqué “suite à la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux impliquant un ancien cadre de l’UNSS”. Dominique Bouvet avait bien occupé des fonctions au sein de l’UNSS en Haute-Saône : il était présenté en 2015 par L’Est Républicain comme directeur du service UNSS de Haute-Saône.
Mais l’affaire ne s’arrête pas à cette vidéo. Selon les éléments rappelés par les instances sportives et la presse régionale, Dominique Bouvet avait déjà été condamné en janvier 2025 dans une affaire à caractère sexuel impliquant des mineurs. Il avait été écarté de ses fonctions après une précédente affaire, remontant à 2020, dans laquelle des lycéennes avaient dénoncé des messages reçus via le compte Instagram de l’UNSS 70.
D’après les informations rapportées, il avait été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de soins, notamment pour des faits liés à la détention, la captation et la transmission d’images à caractère pornographique de mineurs.
Dans ce contexte, les nouvelles images diffusées en ligne ont suscité l’effroi. Le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) a réagi en rappelant que Dominique Bouvet n’exerçait plus ses fonctions depuis plusieurs années et en soulignant la gravité des faits nouvellement rapportés, s’ils devaient être confirmés.
« Le CNOSF tient à exprimer son effroi à la suite des informations révélées concernant Dominique Bouvet, ancien administrateur du CDOS de Haute-Saône – fonction qu’il n’exerce plus depuis janvier 2020 – et condamné en janvier 2025 dans une affaire à caractère sexuel impliquant des mineurs. Si les faits nouvellement rapportés devaient être confirmés, ils seraient d’une gravité absolue. Le CNOSF rappelle sa position de tolérance zéro face à tout comportement pouvant relever de violences sexuelles sur mineurs, d’atteintes à leur intégrité ou de comportements prédateurs. La protection des enfants est une responsabilité collective impérative. Le CNOSF réaffirme son engagement total contre toutes les formes de violences. La future Fondation Sport sans violences, annoncée en avril dernier, renforcera encore la réponse du mouvement sportif face à ces enjeux. Le CNOSF rappelle l’importance de signaler sans délai tout fait susceptible de mettre en danger des mineurs. »
Le CNOSF tient à exprimer son effroi à la suite des informations révélées concernant Dominique Bouvet, ancien administrateur du CDOS de Haute-Saône – fonction qu’il n’exerce plus depuis janvier 2020 – et condamné en janvier 2025 dans une affaire à caractère sexuel impliquant des… pic.twitter.com/hfBzFvrQfR
— FranceOlympique (@FranceOlympique) May 12, 2026








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