
Selon Jacques Sapir, l’économie mondiale entre dans une phase inédite : celle du marché de vendeur, où l’offre dicte sa loi à une demande asphyxiée. Les raffineries s’arrêtent, les oléoducs se vident, et les tickets de rationnement, ces reliques d’un passé que l’on croyait révolu, reviennent en force. Les pays qui, comme la Chine ou la Russie, ont conservé des structures de planification s’en sortiront mieux.
Nous, en Occident, nous allons découvrir, dans la douleur, que le capitalisme ne survit pas à la rareté. Et pendant ce temps, nos élites autoproclamées, toujours promptes à brandir des solutions magiques, réalisent trop tard que la magie a ses limites.
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