
« Ce n’est pas une taxe, c’est un système de quotas »
Les technocrates bruxellois insistent : il ne s’agit pas d’une taxe, mais d’un « marché de droits à polluer ». Les fournisseurs de carburant devront acheter des quotas aux enchères, et devinez qui paiera in fine ? Le consommateur, bien sûr. La facture sera simplement répercutée sur le prix à la pompe. Simple, élégant, et surtout imparable.
Le carburant est déjà très cher, l’UE va rajouter une taxe carbone de 10 centimes par litre de carburant en 2028 !
✅Ce système sovietoide est complètement fou, il faut s’en échapper très rapidement.https://t.co/Yz9DCuMpfb— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) May 20, 2026
Un mécanisme implacable
L’ETS-2 vise les secteurs jusqu’ici épargnés : transport routier et chauffage des bâtiments. Chaque année, le plafond d’émissions baisse, réduisant l’offre de quotas et faisant mécaniquement monter les prix. Selon Rexecode, un ménage français moyen pourrait débourser 155 euros de plus par an (transport + logement). Certains scénarios évoquent même 250 euros si aucune mesure compensatoire n’est prise.
Pour les foyers chauffés au fioul ou au gaz, la logique est la même : +132 euros pour 1 000 litres de fioul domestique, et plusieurs euros par MWh de gaz. Objectif affiché ? « Inciter » les citoyens à adopter la pompe à chaleur ou la voiture électrique. Comme si une hausse du diesel suffisait à transformer chaque automobiliste en écologiste convaincu.
Le tour de passe-passe bruxellois
Les défenseurs du système jurent qu’il ne s’agit pas d’une spoliation, mais d’un « cap and trade ». Les entreprises achètent des quotas, le marché fixe le prix, et tout le monde y trouve son compte. Sauf que ce marché, c’est la Commission européenne qui l’a créé. Et les fournisseurs n’ont qu’une seule option : répercuter la facture sur le client final.
Cerise sur le gâteau : la France appliquait déjà une composante carbone sur les carburants (gelée à 44,6 €/t depuis 2018). L’ETS-2 s’y ajoute. Double peine, double plaisir.
La solidarité européenne en action
Heureusement, l’UE a prévu un Fonds social pour le climat. Son but ? Aider les ménages vulnérables et financer des rénovations. L’argent provient… des recettes de l’ETS-2 lui-même. On vous prend 10 centimes au litre, on vous en rend une partie (peut-être) sous forme de subventions. Voici la justice climatique version Bruxelles.
La France devrait toucher environ 16 % des recettes, soit plusieurs milliards d’euros par an. De quoi financer de belles promesses… ou combler d’autres déficits. Les eurocrates appellent cela de la « justice climatique ». Les automobilistes ruraux, eux, y voient surtout une nouvelle façon de payer plus pour rouler moins.
Et demain ?
Le plafond d’émissions diminuera chaque année, et le prix des quotas n’a aucune raison de baisser. Les premières enchères laissent même entrevoir des niveaux supérieurs à 50 €/t. Plus le temps passera, plus la note s’alourdira. C’est tout l’esprit du système : rendre les énergies fossiles toujours plus chères pour forcer la transition.
Résultat : ceux qui n’ont pas les moyens de changer de voiture ou d’isoler leur logement continueront de payer. Ceux qui le peuvent seront « récompensés ». Les autres ? Ils auront au moins contribué à la grande cause européenne.
Bruxelles semble avoir oublié les gilets jaunes. Ou alors, elle a décidé que cette fois, ce serait « pour le climat ». Et que ça passerait mieux. En attendant, on se demande quelle sera la prochaine trouvaille des technocrates pour nous faire payer l’air que nous respirons. Après tout, il contient bien du CO₂, non ?










