Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 19 mai 2026, la demande de suspension des travaux visant à remplacer six vitraux historiques de Cathédrale Notre-Dame de Paris par les créations contemporaines étrangement souhaitées par Emmanuel Macron. Cette décision ouvre la voie à la poursuite du projet artistique confié à la très controversée Claire Tabouret.
Le projet prévoit le remplacement de six vitraux du XIXe siècle réalisés sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc, dans les chapelles du bas-côté sud de la nef. Ces verrières, qui n’avaient pourtant pas été endommagées par l’incendie de 2019, devront être déposées puis restaurées et exposées au public. Les nouveaux vitraux, véritables sacrilèges pour certains, devraient être installés à partir d’octobre 2026 précise le Parisien.
Plusieurs associations de défense du patrimoine, dont Sites & Monuments, avaient saisi la justice afin d’obtenir l’arrêt immédiat des travaux. Elles dénoncent une atteinte au patrimoine historique et rappellent que la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture avait rendu, en 2024, un avis défavorable unanime sur cette transformation. Une pétition contre le projet a également recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures.
Le juge a toutefois estimé que les travaux ne présentaient pas de caractère irréversible, puisque les vitraux originaux seront conservés et pourront, en théorie, être réinstallés ultérieurement. La justice ne s’est donc pas prononcée sur le fond du dossier, laissant les opposants poursuivre leur recours dans les prochains mois.










