
Un cessez-le-feu de façade
Un cessez-le-feu, négocié sous l’égide américaine le 16 avril et prolongé depuis, était censé mettre fin aux hostilités. Las, les frappes, elles, n’ont jamais cessé, surtout dans le sud du pays. Pendant ce temps, 1,2 million de personnes ont fui leurs foyers, soit un cinquième de la population libanaise, plongeant le Liban dans une crise humanitaire sans précédent.
🇮🇱☠️🇱🇧 LIBAN
L’EFFROYABLE BILAN
DONT PERSONNE NE PARLE
Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes ont tué au moins 3.073 Libanais, femmes et enfants compris, et près de 10.000 blessés.
À part gémir ici ou là, rappeler leur soutien indéfectible au Liban, déclarer que telle frappe… pic.twitter.com/nb2KLmuocj— François Asselineau 🇫🇷 (@f_asselineau) May 20, 2026
La France en première ligne… des déclarations
Le président Emmanuel Macron n’a pas ménagé ses efforts : condamnations répétées des frappes israéliennes, qualifiées d’« inacceptables » pour certaines – sous-entendu, d’autres le seraient moins. Il a expédié 60 tonnes de fret humanitaire, des kits sanitaires et un poste médical mobile, comme pour apaiser sa conscience. Lors de son entretien avec le Premier ministre Nawaf Salam à l’Élysée en avril, il a réitéré son soutien à l’intégrité territoriale du Liban, sommant Israël de renoncer à ses ambitions territoriales et exigeant le désarmement du Hezbollah… par Beyrouth elle-même. La France promet aussi de contribuer à la reconstruction – quand il n’y aura plus rien à reconstruire.
L’hypocrisie humanitaire
D’autres voix politiques françaises ont emboîté le pas, appelant au respect du droit international et exprimant leur solidarité avec le peuple libanais. Pourtant, malgré ces prises de position et ces gestes symboliques, les frappes se poursuivent et le bilan s’alourdit. Ces réactions ne sont que du vent : elles n’ont ni stoppé les hostilités ni protégé les civils.
Le Liban sous les bombes, le monde sous les mots
Au-delà des pertes humaines, le conflit a ravagé les infrastructures, coupé l’accès aux soins et plongé des centaines de milliers de personnes dans la précarité la plus totale. Les autorités libanaises et les ONG réclament un cessez-le-feu effectif et le respect du droit humanitaire. Le ministère de la Santé de Beyrouth reste la seule source fiable. Côté israélien, on se contente d’invoquer la lutte contre le Hezbollah pour justifier l’inexcusable.
L’impuissance internationale en action
Le Liban, une fois encore, paie le tribut de l’impuissance chronique de la communauté internationale, incapable de transformer ses belles paroles en actes concrets pour stopper l’escalade et protéger les populations civiles.










