Je participe à ce collectif !

Pour vous inscrire au collectif et ainsi participer à l’aventure… Inscrivez-vous via ce formulaire…

N.B : Les données enregistrées ne sont utilisées que pour vous contacter… Elles sont stockées sur une interface d’hébergement personnelle (hébergeur mutualisé). Elle sont donc sécurisées le plus possible…Et difficilement “piratables”…

Cette information sera masquée du public
Obligatoire, car c'est ce qui vous identifie sur le réseau à la place de votre nom
Non obligatoire mais important pour vous mettre en relation
Sous la forme : 20, Rue Machin Bidule , 14000 CAEN
Pour vous contacter et former le réseau. Vous serez informé du lancement du collectif et des actions locales. Cette information sera masquée du public. Seul un formulaire de contact permettra de vous contacter publiquement.
Recevoir la newsletter ?

Retrouvez-nous aussi sur :

Pour info, notre page facebook a été piratée, inutile de continuer à la visiter !

La Macronie veut expulser Xenia Fedorova au nom de l’ordre public et de la bonne information officielle

Partagez cette page sur : 


Pour défendre la démocratie contre la propagande, la macronie commence donc par choisir qui peut encore parler.

La France, grande puissance de la liberté d’expression à condition de remplir correctement le formulaire idéologique, vient de franchir une nouvelle étape. Un arrêté ministériel d’expulsion a été remis le 29 juillet 2026 à l’avocat de Xenia Fedorova, ancienne présidente de RT France devenue chroniqueuse sur CNews et Europe 1.

Pour nous soutenir, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités.

Publicité

Le document affirme que son comportement « porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que sa présence constituerait « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». Des accusations suffisamment larges pour contenir un débat contradictoire, quelques opinions gênantes et probablement une matriochka.

Xenia Fedorova n’a toutefois pas encore été expulsée. Son avocat, Emmanuel Piwnica, a annoncé son intention de contester la décision. Le tribunal administratif devra donc examiner les éléments avancés par le ministère de l’Intérieur et déterminer si les prises de parole de la journaliste justifient réellement une mesure aussi lourde.



La liberté de la presse, mais sans les Russes

Le pouvoir accuse Fedorova d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » afin de « déstabiliser l’ordre public » français. La journaliste défend régulièrement une lecture du conflit ukrainien opposée à celle de Paris, de Bruxelles et de l’OTAN. Dans l’Union européenne, une opinion devient manifestement une menace lorsqu’elle ne respecte pas le communiqué commun.

Pour nous soutenir, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités.

Publicité

Ce zèle intervient après l’interdiction de diffusion de RT dans l’Union européenne, puis le gel des comptes de RT France, qui avait entraîné la fermeture de la chaîne en janvier 2023. La justification était déjà la lutte contre la propagande russe. Trois ans plus tard, le média n’existe plus en France, mais son ancienne patronne continue apparemment de présenter un danger national en parlant sur des plateaux de télévision.

La méthode européenne est désormais parfaitement rodée : lorsqu’un média étranger déplaît, on ne réfute pas ses informations, on coupe sa diffusion. Lorsque son ancienne dirigeante continue de s’exprimer ailleurs, on envisage de couper la dirigeante.



Un titre de séjour renouvelé avant de devenir une menace

L’histoire devient plus savoureuse lorsqu’on se souvient que Xenia Fedorova avait obtenu en 2024 le renouvellement de son titre de séjour pour dix ans. L’administration française l’avait donc jugée suffisamment fréquentable pour rester jusqu’en 2034, avant de découvrir soudainement qu’elle menaçait gravement les intérêts de l’État.

Entre-temps, plusieurs responsables politiques et médias avaient réclamé des sanctions contre elle. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot l’avait notamment qualifiée de « propagandiste certifiée ». Faute d’avoir obtenu son inscription sur une liste européenne de sanctions, le gouvernement semble avoir trouvé un chemin plus direct par le ministère de l’Intérieur.

Pour nous soutenir, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités.

Publicité

Le débat ne consiste pas à déterminer si les propos de Fedorova doivent être approuvés. Il consiste à savoir si une démocratie répond à une journaliste par des arguments ou par un arrêté d’expulsion. La Macronie semble avoir choisi la seconde solution : moins fatigante qu’un débat et nettement plus compatible avec la discipline bruxelloise.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

Autres articles

RESIST – NORMANDIE
Défilement vers le haut