Je participe à ce collectif !

Pour vous inscrire au collectif et ainsi participer à l’aventure… Inscrivez-vous via ce formulaire…

N.B : Les données enregistrées ne sont utilisées que pour vous contacter… Elles sont stockées sur une interface d’hébergement personnelle (hébergeur mutualisé). Elle sont donc sécurisées le plus possible…Et difficilement “piratables”…

Cette information sera masquée du public
Obligatoire, car c'est ce qui vous identifie sur le réseau à la place de votre nom
Non obligatoire mais important pour vous mettre en relation
Sous la forme : 20, Rue Machin Bidule , 14000 CAEN
Pour vous contacter et former le réseau. Vous serez informé du lancement du collectif et des actions locales. Cette information sera masquée du public. Seul un formulaire de contact permettra de vous contacter publiquement.
Recevoir la newsletter ?

Retrouvez-nous aussi sur :

Pour info, notre page facebook a été piratée, inutile de continuer à la visiter !

Climat : une puissante onde de Kelvin annonce un El Niño potentiellement historique d’ici fin 2026

Partagez cette page sur : 


Invisible à l’œil nu mais porteuse d’une énergie colossale, une vaste onde de Kelvin — une masse d’eau chaude sous-marine — traverse actuellement le Pacifique équatorial d’ouest en est. Détectée par le satellite Sentinel-6 Michael Freilich (mission conjointe NASA/ESA), cette anomalie thermique de plusieurs centaines de kilomètres de large a atteint les côtes sud-américaines en mai 2026, provoquant une hausse mesurable du niveau de la mer au large du Pérou et de l’Équateur.

Pour les climatologues, ce signal océanique constitue un indicateur précoce d’un épisode El Niño qui pourrait figurer parmi les plus intenses des dernières décennies. 

En conditions normales, les alizés soufflent d’est en ouest, accumulant les eaux chaudes de surface vers l’Indonésie et favorisant l’upwelling d’eaux froides et nutritives au large du Pérou. L’affaiblissement actuel de ces vents a permis à une masse d’eau chaude de se déplacer en profondeur (entre 50 et 250 mètres) vers l’est. Comme l’eau se dilate sous l’effet de la chaleur, le satellite mesure cette « bosse » thermique à la surface.

Ce basculement inverse progressivement l’équilibre thermique du Pacifique et influence les régimes météorologiques mondiaux.

Les principaux centres de prévision — NOAA (États-Unis), ECMWF (Europe) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM/WMO) — affichent une forte convergence. Selon la NOAA, la probabilité d’émergence d’El Niño est de 82 % pour la période mai-juillet 2026 et atteint 96 % pour qu’il persiste jusqu’à l’hiver boréal 2026-2027.

De nombreux modèles évoquent un événement potentiellement « fort » ou « très fort » (anomalies > +2 °C dans la région Niño 3.4), comparable aux « Super El Niño » de 1997-1998 et 2015-2016, bien que l’intensité exacte reste incertaine et dépende du couplage océan-atmosphère cet été. L’OMM confirme une intensification probable au cours de l’hiver austral.

Les effets se feront sentir loin du Pacifique. La ceinture intertropicale risque de connaître des contrastes marqués : Sécheresses en Australie, Indonésie, bassin amazonien et Amérique centrale (menace sur les récoltes de maïs), Pluies diluviennes et inondations sur les Côtes ouest de l’Amérique du Sud et Corne de l’Afrique.

Le souvenir de l’épisode 2023-2024 reste vif : en Afrique australe, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans une grave insécurité alimentaire, avec plus de 61 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire dans la région. Des craintes similaires existent déjà pour le Soudan et l’Éthiopie.

En Europe, l’influence reste plus indirecte et modulée par l’Atlantique Nord. Des modèles comme ceux de Copernicus évoquent un risque de blocages anticycloniques favorisant un été chaud et sec, mais Météo-France insiste sur la variabilité.

El Niño n’est pas nouveau, c’est un phénomène cyclique aux racines millénaires. Il survient en moyenne tous les 2 à 7 ans, souvent culminant autour de Noël — d’où son nom donné par les pêcheurs péruviens (« l’Enfant Jésus »).

La science moderne l’a décrypté grâce aux travaux de Jacob Bjerknes dans les années 1960, après l’épisode catastrophique de 1877-1878. Des chroniques espagnoles du XVIᵉ siècle mentionnaient déjà des pluies torrentielles inattendues dans les déserts péruviens.

La paléoclimatologie permet aujourd’hui de remonter bien plus loin. Grâce aux coraux tropicaux les isotopes de l’oxygène (¹⁸O/¹⁶O) reconstituent les températures de surface mois par mois sur des siècles. Les sédiments lacustres des Andes et leurs couches de boue déposées lors des crues exceptionnelles remontent jusqu’à 12 000 ans. Quant aux carottes glaciaires, le glacier de Quelccaya au Pérou conserve lui des traces chimiques de sécheresse et de poussières liées aux grands El Niño.

Ces archives confirment qu’El Niño est un composant naturel du climat depuis la fin de la dernière glaciation. Cependant, dans un océan déjà réchauffé (contexte de +1,3 °C environ), l’événement 2026-2027 évolue sur un « carburant thermique » inédit, amplifiant potentiellement ses impacts. 

Les scientifiques soulignent que si le phénomène lui-même reste naturel, son interaction avec le changement climatique anthropique rend les extrêmes plus probables et plus intenses. Les mois à venir seront déterminants pour affiner les prévisions et préparer les populations les plus vulnérables.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

Autres articles

RESIST – NORMANDIE
Défilement vers le haut