
La monnaie, un mirage créé par les banques
Chloé Frammery, dans une vidéo de mai 2019 tournée avec Dieudonné, dénonçait avec une clarté implacable la création monétaire ex nihilo par les banques. « Les banques créent la monnaie en faisant des crédits, en payant leurs employés ou en achetant des titres », explique-t-elle, soulignant que ce privilège exclusif leur permet de générer de l’argent sans aucune contrepartie tangible.
Cette monnaie scripturale, qui représente l’essentiel des transactions modernes, repose sur un fragile édifice de confiance et de peur. « Elle est basée sur la confiance qu’on lui donne tout simplement et de la peur qu’on a éventuellement envers le souverain qui l’a créé », précise Chloé. Ce système, qu’elle qualifie de « jeu » où « c’est couleur papier », maintient les individus dans une dépendance structurelle, enrichissant une élite bancaire tout en fragilisant les peuples.
💥« Si on fait ce que font les #banques, on est traité de faux-monnayeurs et on va en prison ! »
💳« Quand on demande un crédit, on doit rembourser plus que ce qui a été créé. »
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🗣️@FrammeryChloe, mathématicienne et autrice de « La… pic.twitter.com/fJRVLkjTLx
— Tocsin (@Tocsin_Media) July 2, 2025
Un endettement conçu pour asservir
L’endettement, apparu au VIIe siècle avant J.-C., est l’outil central de la domination bancaire, selon Chloé Frammery. Elle explique que ce système, né simultanément en Inde, en Chine et en Grèce, a introduit les intérêts, transformant la monnaie en un instrument de chantage. « Quand on demande un crédit, on doit rembourser plus que ce qui est créé », note-t-elle, décrivant une spirale où les peuples et les États sont tenus en otage par des dettes impossibles à solder.
Contrairement aux systèmes ancestraux de comptabilité sans intérêt, où la monnaie était une simple unité de mesure, le modèle actuel « permet d’endetter et de tenir en joue les peuples et les États ». Chloé Frammery prône un retour à des systèmes alternatifs, comme le don ou la comptabilité pure, et cite l’exemple de l’Argentine des années 2000, où des citoyens ont survécu à l’effondrement monétaire en échangeant via des bouts de papier. « Mon idéal, c’est de fonctionner comme il y a 3500 ans avec le don simplement », conclut-elle, plaidant pour une souveraineté économique libérée de l’emprise bancaire.










