
Avec 40 % des pétroles lourds — ces nectars noirs indispensables à la pétrochimie, aux engrais et à l’hélium — disparus des marchés, l’Occident paie cash son mépris pour les réalités géoéconomiques. Les usines tournent au ralenti, les prix de l’urée explosent (+100 % aux États-Unis), et les compagnies aériennes annulent des vols faute de kérosène. Pendant ce temps, la Russie, dont l’Urals se vend désormais 20 % plus cher que le Brent, savoure ce retournement ironique : l’Europe, en refusant son gaz, a simplement poussé l’Asie à tout racheter. « Une stupidité », résume Jacques Sapir — et le marché, lui, a déjà tranché. Un calcul pas si stupide, si on se place du côté américain…
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