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La fin des libertés numériques ?

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La France exige, Telegram obéit : une nouvelle victoire de la surveillance d’État.

Des chiffres qui parlent : l’explosion des données transmises

Entre janvier et mars 2025, Telegram a divulgué l’identité de 1 425 utilisateurs français, via 668 adresses IP ou numéros de téléphone. Une augmentation vertigineuse comparée aux seulement 17 utilisateurs concernés début 2024. Cette escalade témoigne d’un changement radical de politique, directement lié aux pressions judiciaires.

2024, l’année du revirement : Durov dans le viseur

À l’été 2024, Pavel Durov, fondateur de Telegram, a été mis en examen pour « manquements à la modération ». Face à la menace, la plateforme a accepté de coopérer davantage, à condition que les requêtes transitent par un juge indépendant, comme l’exige le Règlement européen sur les services numériques (DSA).

Pavel Durov toujours sous le feu des enquêtes

Malgré cette collaboration, Durov reste accusé de complicité dans des affaires de pédopornographie et de trafic de stupéfiants. Si Telegram minimise l’impact (0,001 % des utilisateurs concernés), ces accusations pèsent lourd sur l’image d’une plateforme autrefois intransigeante sur la protection des données.



Un précédent dangereux : la soumission des géants du numérique

Cette affirme confirme une tendance inquiétante : même les réseaux les plus indépendants finissent par plier devant la coercition étatique. La France, en instrumentalisation la justice, impose sa logique sécuritaire, au détriment des libertés fondamentales.

La liberté en sursis

Telegram, désormais contraint de jouer les auxiliaires de police, illustre la fragilité des droits numériques en Europe. Un signal alarmant pour tous les défenseurs de la vie privée, dans un monde où la surveillance s’impose comme nouvelle norme.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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