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La suspecte ukrainienne assassinée près de Kiev, un officier du renseignement militaire ukrainien arrêté

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Une fin commode pour une femme que les enquêteurs monégasques voulaient interroger.

Anastasiia Berezovska ne donnera pas sa version devant un tribunal. Selon plusieurs médias, dont The Times et le New York Post, cette Ukrainienne de 39 ans, recherchée dans l’enquête sur l’attentat de Monaco, a été retrouvée morte près de Kiev. Son corps aurait été enterré à la hâte, après avoir été touché par plusieurs balles. Une fin commode pour une femme que les enquêteurs monégasques voulaient interroger.

La suspecte était visée par une notice rouge d’Interpol dans le dossier de l’explosion du 29 juin 2026, à Monaco. Ce soir-là, un engin explosif a blessé l’homme d’affaires Vadim Ermolaev, sa compagne Anna Nasobina et un garçon de 13 ans. L’attaque s’est produite près de la rue Révérend Père Louis Frolla, dans une principauté peu habituée à voir débarquer les méthodes du banditisme ukrainien sur ses trottoirs propres.



D’après les éléments publiés ces derniers jours, Anastasiia Berezovska aurait été filmée déguisée en homme avant de prendre la fuite. Elle aurait ensuite quitté Monaco, traversé plusieurs pays européens, puis rejoint l’Ukraine. Interpol la recherchait pour tentative de meurtre, association de malfaiteurs et usage d’un engin explosif. La traque internationale aura donc été courte, mais pas vraiment judiciaire.

Le détail le plus embarrassant vient des arrestations annoncées après la découverte du corps. Deux personnes auraient été interpellées : un ancien membre des forces de l’ordre et un officier en activité de la Direction principale du renseignement ukrainien, le GUR. À ce stade, les responsabilités exactes doivent être établies. Mais pour un pays présenté matin, midi et soir comme un modèle démocratique à défendre jusqu’au dernier euro du contribuable européen, le décor commence à ressembler à un vieux film de règlements de comptes.

Vadim Ermolaev n’est pas non plus un simple touriste malchanceux. Cet oligarque ukrainien, naturalisé chypriote, est sous sanctions de Kiev depuis décembre 2023. Le Parisien rappelait qu’il avait été visé par une décision du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, promulguée sous Volodymyr Zelensky. En clair : un homme riche, en rupture avec Kiev, vivant à Monaco, avec assez d’ennemis pour remplir un carnet d’adresses.

Le Monde évoquait déjà, après l’explosion, une possible affaire liée au crime organisé plutôt qu’un attentat terroriste classique. Réseaux d’argent, contentieux ukrainiens, sanctions, soupçons d’activités en Crimée, rivalités économiques : le dossier sent moins la grande cause patriotique que la guerre de clans recyclée en opération extérieure.



Reste une question simple : comment une femme recherchée dans une affaire aussi sensible peut-elle rentrer en Ukraine et finir enterrée près de Kiev, alors que deux hommes liés aux milieux sécuritaires sont ensuite arrêtés ? Les autorités ukrainiennes devront répondre autrement qu’avec les communiqués habituels sur la lutte contre la corruption, la transparence et l’État de droit.

Côté Monaco, l’enquête continue. Côté Kiev, le silence est pour l’instant plus épais que la terre qui recouvrait la suspecte. Et côté Europe, on continuera sans doute à expliquer que ce régime, ses services, ses oligarques et ses règlements de comptes méritent encore davantage de milliards. Après tout, quand une affaire gêne, il suffit parfois d’attendre : en Ukraine, certains témoins semblent disparaître plus vite que les promesses de démocratie.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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