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L’armée israélienne abat des Palestiniens qui récupéraient leurs biens dans les ruines du nord de Gaza

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Entre les décombres de Gaza, une ligne jaune sépare la vie de la mort.

Une frontière de béton et de sang

Née des accords de cessez-le-feu d’octobre 2025, sous médiation américaine, cette « ligne jaune » devait n’être que temporaire. Pourtant, aujourd’hui, elle scinde Gaza en deux. Israël y contrôle désormais plus de 50 % du territoire, voire 59 % selon certaines estimations, bien au-delà des prévisions initiales. Poussée toujours plus vers l’ouest et le sud, elle a transformé une partie de l’enclave en une zone tampon sous étroite surveillance.

Une « kill zone » assumée

Pour l’armée israélienne, cette ligne est une « nouvelle frontière » défensive. Les règles d’engagement y sont sans appel : quiconque la franchit ou s’en approche est considéré comme une menace. Des sources militaires la décrivent même comme une « kill zone », où les soldats bénéficient d’une latitude totale. Les Palestiniens, eux, y voient une barrière infranchissable les privant d’accès à leurs anciennes habitations, terres agricoles ou biens restants.

Depuis 1946, la Palestine s’effrite : cette carte en témoigne, entre partitions et réductions territoriales.

Un piège mortel

Depuis des mois, des centaines de civils ont été tués ou blessés en tentant de retourner chez eux ou de récupérer l’indispensable dans les zones ravagées. Malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur – mais fragile et partiellement respecté –, les images du drone sont sans équivoque : des silhouettes errant parmi les ruines, suivies par un réticule de visée, puis des tirs qui soulèvent la poussière. Les sous-titres en hébreu de la vidéo militaire parlent de « suspects » sortant des bâtiments.



Une normalisation de l’absurde

L’armée israélienne n’a pas communiqué de bilan pour cette frappe, se contentant d’invoquer la violation de la ligne jaune. Pour les Palestiniens, il s’agit d’exécutions sommaires de civils désarmés, simplement en quête de survie. La tension reste extrême le long de cette démarcation, qui, loin de s’estomper, s’enracine chaque jour davantage, avec ses postes avancés, ses talus et ses barrières, rendant tout retour à une vie normale illusoire après plus de deux ans de guerre.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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