
180 jeunes Iraniennes : un crime effacé des radars
Le premier jour des frappes américaines, l’armée de Washington a exterminé 180 collégiennes dans une école de Minab. « Qui en a parlé ? Quel dirigeant a protesté ? » s’interroge Bertrand Badie. Le silence des chancelleries et des médias est assourdissant. Un drame similaire ailleurs aurait déclenché condamnations, sanctions et débats enflammés. Mais l’Iran, lui, semble condamné à l’invisibilité.
À ce jour, c’est selon moi l’analyse la plus juste qui existe sur la guerre américaine en Iran et son traitement médiatique.
Bertrand Badie : « L’humiliation est le facteur le plus belligène de notre histoire contemporaine ». pic.twitter.com/8JA9zqbc8S
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) May 2, 2026
La doctrine de la « verticalité » : des humains plus humains que d’autres
Pour le politologue, ce deux poids deux mesures s’explique par un « principe de verticalité » qui structure le système international. « Certains humains valent plus que d’autres. La vie, la mort, la souffrance : rien n’est égal. » Une logique cynique, mais bien réelle.
L’humiliation, moteur des conflits
Dans Le Temps des humiliés, Bertrand Badie analyse ce sentiment comme le facteur le plus explosif des relations internationales. « L’humiliation alimente la rage, et la rage, en géopolitique, ne conseille jamais la modération. » Quand un peuple se sent méprisé et que le monde ferme les yeux, la violence devient inévitable.
Guerre et mépris : le cocktail détonant
Au-delà de la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran, Bertrand Badie pointe un phénomène plus grave encore : l’indifférence sélective. Chaque bombe, chaque victime ignorée, creuse un peu plus le fossé entre les puissants et les humiliés. Une dynamique qui, tôt ou tard, finira par exploser.
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