
Sous les ors du Carrousel du Louvre, le 3 juillet 2025, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a organisé son 39e dîner annuel. Un raout à 900 € l’assiette, dont 800 € sont déductibles des impôts à 66 %, soit 528 € remboursés par les contribuables français. Le vrai coût du repas ? 100 € pour les rares participants qui payent, car les ministres, sénateurs et diplomates, eux, sont invités gratuitement. Merci le peuple de France.
Un silence assourdissant sur Gaza et le Liban
Pendant qu’Arfi joue les victimes, pas un mot sur le génocide en cours à Gaza. Rien sur les milliers de morts au Liban, les bombardements en Syrie ou en Iran. Les gendarmes français molestés en Israël ? Les églises palestiniennes réduites en cendres ? Les catholiques abattus par les snipers de Tsahal ? Silence radio. Le CRIF préfère dicter sa feuille de route à la République : davantage de lois contre l’antisémitisme, davantage de moyens pour le parquet anti-haine, et même un programme scolaire revu pour glorifier les « mouvements d’émancipation nationale au Moyen-Orient ». En clair : une histoire réécrite à la sauce CRIF.
Bayrou, la marionnette de service
François Bayrou, fraîchement nommé Premier ministre, a joué les bons élèves. Au menu : une circulaire pour « débusquer l’antisémitisme », un renforcement de la plateforme Pharos, et une timide mention des « désaccords » avec Israël sur Gaza, qualifiée de « moralement inacceptable ».
Bayrou s’empresse de montrer patte blanche : « Certains de mes enfants ont appris l’hébreu. » Ok, super. Mais c’était avant ou après Bétharram ?
🚨🇫🇷✡️ « ‘Certains de mes enfants ont appris l’hébreu’ » a déclaré le premier ministre François Bayrou lors du dîner du #CRIF pic.twitter.com/Dh9cfkDWdI
— Les Spectateurs (@SpectateursFr) July 3, 2025
Mais ne nous y trompons pas : c’est du vent. Le CRIF engueule, le gouvernement s’exécute. Souvenez-vous d’Emmanuel Macron, humilié sur scène il y a quelques années, forcé de plier comme une vulgaire marionnette,
Comme l’avait révélé Elisabeth Lévy. La République est à genoux : « J’ai vu le président du CRIF donner des ordres aux ministres français et ils acceptaient de se faire engueuler… »
Des cibles bien choisies : Mélenchon et Villepin dans le viseur
Arfi n’a pas lésiné sur les attaques. Jean-Luc Mélenchon ? Un « slogan électoral » qui réduit Gaza à une pancarte. Dominique de Villepin ? Un « Mélenchon des beaux quartiers ». La France insoumise est dans le collimateur, accusée d’« attiser le feu ». La diplomatie française ? Jugée « erratique » pour avoir osé critiquer l’accès d’Israël au salon du Bourget. Le CRIF ne pardonne pas qu’on touche à son allié, même quand celui-ci bafoue le droit international.
Une hypocrisie à 900 € l’assiette
Ce dîner incarne une hypocrisie bien rodée. On brandit l’antisémitisme pour taire les crimes d’Israël. On convoque la République pour lui rappeler qu’elle doit obéir. Et pendant ce temps, les contribuables financent le spectacle via des déductions fiscales. Le CRIF, autoproclamé gardien de la morale, impose sa loi avec des chiffres biaisés et une influence démesurée. Mais à force de crier au loup, ne risque-t-il pas de se retrouver seul face à ses propres contradictions ?
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