Je participe à ce collectif !

Pour vous inscrire au collectif et ainsi participer à l’aventure… Inscrivez-vous via ce formulaire…

N.B : Les données enregistrées ne sont utilisées que pour vous contacter… Elles sont stockées sur une interface d’hébergement personnelle (hébergeur mutualisé). Elle sont donc sécurisées le plus possible…Et difficilement “piratables”…

Cette information sera masquée du public
Obligatoire, car c'est ce qui vous identifie sur le réseau à la place de votre nom
Non obligatoire mais important pour vous mettre en relation
Sous la forme : 20, Rue Machin Bidule , 14000 CAEN
Pour vous contacter et former le réseau. Vous serez informé du lancement du collectif et des actions locales. Cette information sera masquée du public. Seul un formulaire de contact permettra de vous contacter publiquement.
Recevoir la newsletter ?

Retrouvez-nous aussi sur :

Pour info, notre page facebook a été piratée, inutile de continuer à la visiter !

Le Parlement européen vote une résolution appelant à geler les fonds européens à la Slovaquie de Robert Fico

Partagez cette page sur : 


Un air de déjà vu. Mercredi, le Parlement européen a voté une résolution appelant la Commission à activer un mécanisme juridique suspendant les aides européennes à la Slovaquie. Les Eurodéputés affirment être inquiétés par la situation dans le pays dirigé par Robert Fico, qui ne “doit pas devenir un autre Orban”.

Depuis son retour au poste de Premier ministre le 25 octobre 2023, Robert Fico a multiplié les critiques publiques envers les décisions et initiatives de l’Union européenne, tant au sein du Conseil européen qu’en discours nationaux. Il s’est opposé dès le début de ce troisième mandat (non consécutif) à la poursuite de l’aide militaire à l’Ukraine et à la politique de sanctions liées à la guerre, les qualifiant de facteurs aggravant la crise énergétique et sociale en Slovaquie tout en estimant que les Slovaques “avaient d’autres problèmes plus importants”. 

“Ingérence” et “politisation excessive”

Robert Fico reproche à l’UE et la CE une “politisation excessive” et un manque de considération des intérêts des États‑membres plus petits et sa posture, qui a auparavant oscillé entre intégrations et critiques, a peu à peu pris une tournure de confrontation plus directe, particulièrement lorsque les intérêts nationaux sont jugés menacés.

A Bruxelles, Fico a aligné ces dernières années sa rhétorique sur celle de Viktor Orbán, ex-Premier ministre hongrois, défendant notamment le droit de veto de Budapest sur certains paquetages d’aide à l’Ukraine et rejetant la pression de l’UE pour “abolir” ce mécanisme. Fin mars, dans un contexte de fortes tensions avec l’Ukraine en raison de l’oléoduc Droujba, il a même affirmé être prêt à bloquer le prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, approuvé depuis, si Orbán venait à perdre les élections parlementaires hongroises, positionnant explicitement Bratislava comme un relais potentiel du veto hongrois. 

Au niveau national, son gouvernement a le plus souvent prôné une vision souverainiste de la relation avec l’UE, en affirmant la priorité de la souveraineté slovaque sur certaines décisions européennes. Fin 2025, un amendement constitutionnel qui fait primer le droit slovaque sur certaines normes de l’Union dans des domaines liés à “l’identité nationale” a été adopté. Le Parlement slovaque a ainsi inscrit dans la Constitution l’idée que la Slovaquie “conserve sa souveraineté” en matière de de famille, de santé, de science ou d’état civil, justifiant ce changement par la volonté de protéger des valeurs traditionnelles et de limiter ce que Bratislava décrit comme une “ingérence” juridique de Bruxelles.

Après le départ de Viktor Orban suite à sa défaite lors des législatives hongroises du 12 avril dernier, Bruxelles entendait relancer toutes les initiatives bloquées jusque-là, telles que cela a été fait avec l’approbation par l’UE du prêt de 90 millairds d’euros à Kiev, le débat sur une abolition du véto pour ne pas revivre une opposition à l’image de cette de la Hongrie. 

A Strasbourg, où siègent les eurodéputés, on souhaite ainsi priver la Slovaquie des fonds européens et de geler ceux-ci, comme cela a été le cas avec la Hongrie sous Viktor Orban. Il s’agit du mécanisme de conditionnalité, un règlement de l’UE datant de 2021 qui permet à la Commission européenne de suspendre, de réduire ou de refuser le versement de fonds européens à un État membre s’il existe un risque que l’état de droit soit violé d’une manière qui menace les intérêts financiers de l’Union.

Strasbourg craint un autre Orban

Mercredi, les parlementaires ont voté par 418 voix contre 207 en faveur d’une résolution exhortant la Commission européenne à engager cette procédure pouvant aboutir à la suspension des fonds européens au profit de Bratislava. “Nous devons veiller à ce que Fico ne devienne pas un nouvel Orbán. Il dit lui-même vouloir le devenir”, déclare-t-on, estimant que les cas précédents en Hongrie et en Pologne ont démontré l’efficacité du gel des fonds européens dans le rétablissement,même partiel, d’un État de droit. 

Les eurodéputés, qui votaient dans le cadre d’une procédure de décharge du budget de l’UE pour 2024, ont exprimé des inquiétudes quant à l’évolution des droits en Slovaquie, citant notamment des réformes de justice et la lutte contre la corruption. Ils ont, par la même occasion, rappelé que l’UE avait déjà retiré 1,225 millions d’euros de son aide à la Slovaquie sur recommandation de l’Office européen de lutte antifraude. 

Les eurodéputés slovaques, y compris les opposants progressistes, ont voté contre la résolution, estimant, selon Euractiv, que de telles mesures pèseront sur les citoyens et pas sur le gouvernement. Le parti Smer-SD, dirigé par Robert Fico, a rejeté le vote, le jugeant politiquement motivé et affirmant que certaines commissions du Parlement européen “font plus de politique que de travail, alors qu’elles n’en ont pas le droit “.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

Autres articles

RESIST – NORMANDIE
Défilement vers le haut