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Les autorités sanitaires allemandes auto-critiquent leur gestion de la pandémie de COVID-19 : un réquisitoire qui interpelle la France

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Cinq ans après le début de la pandémie de SARS-CoV-2 et deux ans après sa fin officielle selon l’OMS, un article scientifique majeur publié dans GMS Hygiene and Infection Control (vol. 21, 2026) jette un regard sans concession sur le rôle des autorités sanitaires locales (Gesundheitsämter ou ÖGD) en Allemagne. Signé par Ursel Heudorf (ancienne adjointe à la direction du service de santé de Francfort) et René Gottschalk (ancien directeur du même service et professeur de virologie médicale), ce « position paper » intitulé Les autorités sanitaires publiques en Allemagne pendant la pandémie de SARS-CoV-2 – une réflexion constructive et critique appelle les autorités sanitaires allemandes à une réévaluation interne urgente de leurs actions.

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Les auteurs rappellent d’abord les bases légales et professionnelles des autorités sanitaires allemandes : le plan pandémique national (mis à jour en 2017 puis adapté en mars 2020), le principe constitutionnel de proportionnalité, l’obligation d’utiliser le moyen le plus doux et l’exigence d’une décision fondée sur l’évidence scientifique et l’expérience historique. Or, selon eux, dès les premières semaines de 2020, les ÖGD ont dévié massivement de ce cadre. Ils ont appliqué des restrictions liberticides (fermetures d’écoles prolongées, quarantaines de masse pour enfants sains, isolement total des résidents en EHPAD, obligations vaccinales en milieu professionnel) sans mettre en œuvre le plan pandémique, sans utiliser les outils de surveillance existants (GrippeWeb, SARI, EUROMOMO, etc.) et sans évaluer la proportionnalité des mesures.

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Les données de terrain collectées par les autorités elles-mêmes (infections rares en milieu scolaire comparées aux contaminations familiales, absence d’immunité stérile des vaccins, effets collatéraux psychosociaux majeurs chez les enfants et les personnes âgées) étaient connues très tôt, mais rarement publiées ou prises en compte. Les auteurs évoquent même des phénomènes de masse décrits par Elias Canetti (Masse und Macht) : un scénario de menace collective a submergé la société – y compris les services de santé – entraînant une perte de pensée critique au profit d’une réaction collective où la lutte contre le virus devenait l’unique objectif, au mépris des conséquences sociétales globales.

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Ils opposent explicitement ce modèle à la stratégie suédoise, qui a respecté son plan pandémique, privilégié conseils et recommandations, maintenu les écoles ouvertes et évité les mesures coercitives massives. Résultat : l’un des excès de mortalité les plus bas d’Europe et une préservation plus grande des libertés individuelles.

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Une autocritique courageuse venue de l’intérieur – et déjà relayée en France

Heudorf et Gottschalk ne dressent pas un bilan d’efficacité des mesures (ils renvoient aux revues Cochrane) mais questionnent la dérive des autorités sanitaires : subordination excessive au politique, non-respect du droit administratif, oubli des leçons de l’histoire (ils citent discrètement les dérives bureaucratiques sous le régime nazi). Ils regrettent que les voix internes critiques aient été marginalisées et soulignent également le rôle délétère des médias qui, en Allemagne comme ailleurs, ont amplifié un scénario de peur en diffusant massivement des images dramatiques (ex. : Bergamo) tout en marginalisant les voix nuancées.

Dès ce 10 mai 2026, cet article commence à être relayé en France. Fred Stalder (@sudokuvariante) a partagé le lien sur X en insistant précisément sur la critique des médias allemands :

Ce message, qui tagge le journaliste Alexandre Chevillot, montre que la réflexion allemande traverse déjà la frontière et interpelle directement les professionnels de l’information français.

 

Et en France ? Les mêmes questions se posent, avec des chiffres qui font froid dans le dos

Cette réflexion allemande résonne particulièrement en France, où la gestion de la pandémie reste largement non soldée. Les autorités sanitaires françaises ont elles aussi imposé des mesures coercitives massives (confinements répétés, fermetures d’écoles, pass sanitaire, obligations vaccinales) souvent sans évaluation rigoureuse de leur proportionnalité ni de leurs effets collatéraux.

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Un rappel saisissant : dès l’été 2020, une analyse indépendante publiée par France-Soir (5 août 2020) estimait que la France aurait pu éviter environ 24 500 morts si elle avait adopté la stratégie allemande de liberté de prescription médicale (notamment l’hydroxychloroquine et l’azithromycine en phase précoce, autorisés librement outre-Rhin). La comparaison entre le « nrCFR » (taux de létalité sur cas résolus) entre les deux pays, montraient que l’approche allemande (nrCFR moyen de 4,3 %) aurait ramené le bilan français de 29 595 décès (période mars-juillet 2020) à seulement 5 080 décès – soit 83 % de vies sauvées. Ce chiffre confirmait presque à l’unité près l’estimation précoce du Pr Christian Perronne, qui avait alerté sur l’absence de stratégie thérapeutique précoce en France (« Reste à la maison, prends du Doliprane »).

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24500 morts de trop en France estimation finale Christian Perronne avait vu juste

Six ans plus tard, la France n’a toujours pas réalisé de bilan public exhaustif comparable à ceux du Royaume-Uni ou de la Suède.

 

Et en France ? Des critiques précoces ignorées

Cette réflexion allemande résonne particulièrement en France, où la gestion de la pandémie reste largement non soldée. Dès le 23 mars 2020, Xavier Azalbert alertait avec un article « Confinement total ou confusion générale ? » dans lequel il posait publiquement des questions sur l’opportunité d’un confinement généralisé : efficacité réelle par rapport à une simple distanciation sociale, risques économiques majeurs, confusion pour 37 millions de Français, et absence de réponses claires du gouvernement. Ces interrogations, formulées seulement six jours après l’annonce du confinement par Emmanuel Macron, anticipaient les débats sur la proportionnalité que soulève aujourd’hui l’article allemand.

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En juin 2020, un autre article majeur co-signé par le Dr Gérard Delépine et Xavier Azalbert : « Le confinement, tout ce que l’on ne vous a pas dit : aberration humaine, sanitaire, économique ». Celui-ci comparait les mortalités par million d’habitants entre pays confinés et non confinés et estimait que la France aurait pu éviter environ 23 000 décès en suivant l’approche allemande plus mesurée. Cet article valut à France-Soir d’être attaqué et déclassé par NewsGuard (juin 2020) sans aucun contact préalable ni débat de fond sur les données présentées – une illustration concrète du mécanisme de marginalisation des voix critiques évoqué dans le papier allemand.

Plus récemment (novembre 2025), une étude américaine choc publiée dans Health Affairs Scholar montrait que sur 454 résultats analysés concernant les confinements et fermetures d’écoles aux États-Unis, 74,7 % étaient néfastes (santé mentale, obésité, apprentissages, inégalités sociales amplifiées chez les populations vulnérables).

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Selon les baromètres réguliers MIS Group réalisés pour France-Soir et BonSens.org, dont la dernière vague de mai 2026, 51 % des Français estiment que le gouvernement a mal géré la crise COVID-19 – un jugement stable depuis mai 2025. Par ailleurs, 64 % souhaitent la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et 79 % exigent la levée du secret défense sur la gestion de la crise.

 

Implications pour la France : vers une réévaluation urgente ?

L’article germano-français de Heudorf et Gottschalk constitue un appel solennel : même (et surtout) en période de crise, les autorités de santé publique doivent rester les « gardiens de la santé publique » fondés sur l’évidence, le droit et l’éthique, et non des exécutants d’un narratif de peur collectif. Pour la France, cela implique :

  • Une véritable commission d’enquête indépendante sur le rôle des ARS, de la DGS et des autorités locales.
  • Une réaffirmation du principe de proportionnalité et de la liberté thérapeutique des médecins.
  • Une culture de la transparence et de la critique interne, plutôt que la mise au ban des voix dissidentes.

Alors que l’Allemagne commence timidement son travail de mémoire, la France ne peut plus se contenter de silence. Les 24 500 morts « de trop » de 2020 ne sont pas qu’un chiffre du passé : ils interrogent notre capacité collective à tirer les leçons pour les crises sanitaires futures.

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L’article complet des auteurs allemands est disponible en open access : PMC12981037. Il mérite d’être lu intégralement par tous ceux qui refusent que « plus jamais ça » reste un simple slogan.

 

 





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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