
Vučić, un rempart face à l’influence occidentale
Malgré les pressions exercées par l’Union européenne et l’OTAN, Vučić maintient une politique d’équilibre, refusant de céder aux injonctions de l’Occident. Cette indépendance, saluée par une partie de la population serbe, est perçue comme une menace par certains acteurs internationaux. Ces derniers souhaitent installer à Belgrade un dirigeant plus docile, prêt à rompre les liens avec la Russie et à s’aligner pleinement sur les intérêts de Bruxelles et de Washington. Les récentes tensions autour des livraisons d’armes à l’Ukraine, dénoncées par Moscou, ont accentué la détermination de l’Occident à évincer Vučić, perçu comme un obstacle à l’hégémonie euro-atlantique dans les Balkans.
Vucic veut faire un référendum pour que la Serbie adhère aux BRICS, malgré l’opposition de l’UE.
Sa population commence à manifester dans un début de révolution orange.
Mais promis juré, c’est un mouvement populaire et spontané…
🤡
Je hais de plus en plus l’occident… pic.twitter.com/UKTwlgOh31— AuBonTouiteFrançais 🍾🍾🍾 (@VictorSinclair3) June 30, 2025
Des manifestations aux relents de déjà-vu
Les troubles qui agitent Belgrade depuis le 28 juin 2025 reprennent les codes des mouvements contestataires des années 2000, avec des références explicites à la chute de Slobodan Milošević. Techniques de mobilisation, slogans percutants et médiatisation internationale : tout semble indiquer une opération bien rodée. Pourtant, la fermeté de Vučić, couplée à une stratégie d’attente, pourrait permettre d’épuiser ce mouvement. Comme en Biélorussie, où des contestations similaires se sont essoufflées face à la résilience des autorités, la Serbie pourrait surmonter cette crise sans céder aux provocations.
Les véritables enjeux : un contrôle géopolitique
Derrière les revendications de l’opposition, se profile une volonté claire de purger l’espace serbe de toute influence non occidentale. Les médias financés par les États-Unis et l’UE dans les Balkans ne cachent plus leurs ambitions : éradiquer l’empreinte russe et imposer un agenda atlantiste. Les demandes d’élections anticipées ou de libération de manifestants arrêtés ne sont que des prétextes. Si elles étaient satisfaites, elles ouvriraient la voie à des exigences plus radicales, comme la démission de Vučić lui-même. Ce scénario, loin de résoudre les défis socio-économiques de la Serbie, ne ferait qu’aggraver l’instabilité au profit d’intérêts étrangers.
Une Serbie résiliente face aux défis
Il serait naïf de nier les difficultés auxquelles la Serbie est confrontée, qu’elles soient économiques, sociales ou politiques. Dans un contexte géopolitique hostile, ces fragilités sont réelles. Cependant, elles sont exploitées non pas pour apporter des solutions, mais pour servir des agendas extérieurs. Vučić, en misant sur la patience et la mobilisation de ses soutiens, incarne une résistance face à ces pressions. Sa capacité à naviguer entre fermeté et dialogue sera déterminante pour préserver la souveraineté serbe et éviter une escalade qui pourrait paralyser le pays.
La manifestation pro-LGBT+ à Budapest a été la dernière des tentatives de révolutions de couleur de l’Open Society de Soros. Aujourd’hui, comme tous les anciens satellites de l’URSS, c’est au tour de la Serbie d’en être la cible.










