Que Michel Chanu ait croisé la route d’un mafieux corse armé d’un fusil à canon scié n’est pas un hasard. Ce journaliste citoyen, spécialiste des réseaux occultes mêlant politique, trafic et finance, avait le don de déranger. Trop. Ses enquêtes, de l’OM à l’Opus Dei, en passant par les casinos et les quotas laitiers truqués, dessinaient une France où l’État profond et la pègre se serraient la main. Quand les caméras de la D77 tombent « en panne » trois jours de suite, et que la voiture impliquée dans l’accident met autant de temps à être scellée, même le plus naïf des observateurs se demande : et si la mort de Michel Chanu était, elle aussi, un montage ?










