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Six mois de prison pour le streameur qui twerkait devant un mémorial en Corée du Sud

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Twerker devant un mémorial, c’est mal vu – surtout quand le tribunal n’a pas le même humour.

La vidéo qui fâche (mais pas celle qu’on croit)

L’affaire a pris une tournure internationale en octobre 2024, lorsqu’une vidéo virale – depuis effacée – montrait l’intéressé en train d’embrasser et d’exécuter un twerk chaloupé devant la Statue de la Paix. Ce mémorial de bronze honore les « femmes de réconfort », victimes coréennes de l’esclavage sexuel imposé par l’armée japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Précision du tribunal, presque amusante : cette séquence n’a pas été retenue dans les charges. Dommage collatéral de l’indignation, pas cause principale.

Petit manuel du parfait touriste nuisible

L’intéressé, qui se qualifie lui-même de « troll », a émaillé son séjour sud-coréen d’une série de tableaux aussi fins qu’un klaxon à 3 heures du matin : musique assourdissante dans les transports, harcèlement de passants, renversement de nouilles dans un commerce de proximité, sans oublier des incartades dans un bus, un métro et un parc d’attractions. Inculpé fin 2024, il avait été interdit de quitter le territoire en attendant son procès – une assignation à résidence en beauté.

Les remords du streameur, ou l’art de la contrition tardive

À l’audience, Johnny Somali a aligné une litanie d’excuses : « Je suis plein de remords, désolé pour mes crimes, je veux changer ma vie. » Le tribunal, peu convaincu par ce soudain virage vers la vertu, a ordonné son placement immédiat en détention, craignant une fuite. Bonus : inscription probable au registre des délinquants sexuels en Corée (et, par ricochet, aux États-Unis), ainsi que cinq ans d’interdiction d’exercer dans toute structure accueillant des enfants, adolescents ou personnes handicapées.

La leçon de choses sud-coréenne

Cet épisode rappelle que la justice locale trace une ligne rouge nette, même si l’incident de la statue n’a pas été le chef d’accusation principal. Johnny Somali, déjà coutumier du fait au Japon en 2023 (allusions à Hiroshima et Nagasaki), repart avec un souvenir que ses abonnés n’auront pas vu en direct. La vidéo litigieuse, largement partagée avant d’être supprimée, a relancé un débat épuisant sur les limites de la liberté d’expression des influenceurs étrangers. L’intéressé reste actif sur YouTube et Twitch. Pour l’instant.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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