
Une condamnation internationale sans équivoque
Présenté en juillet et rendu public en août, un document de l’ONU fondé sur une centaine de témoignages d’experts recommande l’interdiction pure et simple de la gestation pour autrui à l’échelle mondiale. La rapporteuse spéciale Reem Alsalem y dénonce une industrie qui « traite le corps des femmes comme une marchandise » et renforce les normes patriarcales, réduisant les femmes à leur seule fonction reproductive.
Reem Alsalem rapporteuse spéciale @ONU_fr : « La pratique de #GPA (…) renforce les normes patriarcales en traitant le corps des femmes comme une marchandise et un objet, et en exposant les mères porteuses et les enfants à de graves violations des droits humains. »
Les États… pic.twitter.com/q0p3ycW33P
— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) August 27, 2025
Les multiples visages de l’exploitation
Le rapport détaille les violences inhérentes à la GPA. Il souligne les abus économiques via des contrats léonins, les traumatismes psychologiques et les risques médicaux physiques pour les mères porteuses. Les enfants nés de ces pratiques, surtout les filles, sont également exposés à des dangers : séparation traumatique à la naissance, risques d’exploitation et incertitudes juridiques criantes sur leur filiation dans les cas transfrontaliers.
Un marché juteux qui profite aux intermédiaires
Derrière le discours du « don » ou du « projet parental » se cache une réalité économique implacable. Le marché mondial de la GPA, évalué à 15 milliards de dollars et en croissance exponentielle, profite majoritairement aux agies et intermédiaires. Les femmes portant l’enfant ne perçoivent qu’une fraction dérisoire des sommes engagées, confirmant une exploitation systémique.
Vers une interdiction internationale ?
Face à ce constat, le texte propose 19 mesures, dont l’adoption d’un instrument juridique contraignant pour abolir la GPA, y compris dans sa version dite « altruiste ». Alors que la France pourrait rouvrir le débat en 2026, ce rapport historique offre aux opposants à la pratique des arguments de poids pour exiger son interdiction et protéger les femmes et les enfants de toute forme de marchandisation.
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