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350 000 chauffeurs Uber auraient pu devenir des caméras mobiles pour la police

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Le projet prévoyait de transformer les caméras embarquées des chauffeurs en lecteurs mobiles de plaques d’immatriculation.

Un réseau de 350 000 caméras en mouvement

Flock commercialise des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation. Habituellement fixés sur des poteaux, ces appareils enregistrent les plaques mais aussi la marque, le modèle, la couleur et l’heure de passage des véhicules. La société décrit elle-même ces informations comme des éléments consultables et classables dans son système.

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Son projet avec le fabricant de caméras embarquées Nexar devait changer d’échelle. Une présentation préparée en août 2025 pour les services du procureur général de Géorgie évoquait un partenariat comprenant « 350 000 appareils Uber, Lyft et autres services de livraison ». Le document avait été obtenu par Jason Hunyar, un habitant de Dunwoody, grâce à une demande d’accès aux archives publiques.

Au lieu d’observer un carrefour, les caméras auraient parcouru les villes toute la journée. Chaque chauffeur serait ainsi devenu un petit véhicule de reconnaissance, probablement sans uniforme, sans salaire policier et sans même savoir qu’il participait à l’opération.



Ni les chauffeurs ni les passagers clairement informés

Flock a assuré à Wired et à 404 Media que le partenariat avec Nexar n’avait finalement jamais été mis en œuvre. Cette précision compte : le projet documenté n’est pas devenu le réseau national décrit dans la présentation.

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Reste un détail assez encombrant. Rien n’indique qu’Uber, Lyft, les chauffeurs ou leurs passagers auraient été informés de la collecte. Sollicités par 404 Media, Uber, Lyft et Nexar n’ont pas répondu. Les automobilistes dont les plaques auraient été enregistrées n’auraient, eux, rien eu à accepter : leur seule faute aurait été de croiser une voiture équipée.

Une collecte discrète, puis une recherche très simple

Les données Flock peuvent être recherchées par date, lieu, plaque ou caractéristiques du véhicule. La société indique que les images et métadonnées sont normalement conservées pendant trente jours. Trente jours durant lesquels aller travailler, voir un proche ou consulter un médecin peut devenir une succession de points sur une carte.

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Présenter ces dispositifs comme de simples outils contre la criminalité évite commodément de parler de tous les innocents enregistrés. Pour trouver quelques véhicules recherchés, le système commence par absorber les déplacements de tout le monde. Big Brother n’a donc plus besoin de construire une caméra à chaque coin de rue : il lui suffit désormais de commander une course.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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