Le 31 juillet, une étincelle jaillit sur une ligne électrique privée qui relie un parc éolien de Béotie au réseau grec. Le feu gagne rapidement l’Attique occidentale, aux portes d’Athènes. Un maire, le propriétaire du parc et un responsable technique se retrouvent aujourd’hui en détention provisoire, soupçonnés d’incendie volontaire.
D’après Epoch Times, les premières investigations désignent des étincelles survenues sur ce réseau privé de transport d’électricité, qui alimentait des éoliennes du mont Poikilo, en Béotie, au nord-ouest d’Athènes, avant que le sinistre ne se propage en Attique occidentale. Un ingénieur électricien et un entrepreneur en bâtiment avaient d’abord été arrêtés et poursuivis pour incendie criminel avec circonstances aggravantes, tandis que le propriétaire de l’installation restait recherché. Le 2 août, en pleine lutte contre les flammes attisées par le vent, deux hélicoptères engagés dans les opérations sont entrés en collision en vol, causant la mort de deux membres d’équipage à bord de l’un des appareils.
Depuis, RTBF rapporte que la justice grecque a placé trois hommes en détention provisoire après de longues heures d’audition devant un juge. Le maire de Stylida, également propriétaire d’une entreprise d’installation électrique, le propriétaire du parc éolien et le responsable technique de la société chargée des travaux sur le site sont désormais poursuivis pour incendie volontaire dans une forêt et atteinte à des installations d’utilité publique, des chefs qui les exposent à plus de dix ans de prison. Le sinistre s’était déclenché le 31 juillet à Agios Vassilios, village balnéaire situé au pied d’une montagne, à 85 kilomètres au nord-ouest d’Athènes, avant de gagner l’Attique occidentale et de menacer la banlieue ouest de la capitale.
Le parquet de Thèbes examine désormais la possibilité de placer sous scellés l’infrastructure du parc éolien Mavro Spitari, en Béotie, à la demande de la Direction de l’enquête sur les crimes liés aux incendies, rapporte Athens News. L’enquête écarte pour l’instant les éoliennes elles-mêmes et cible la ligne privée qui achemine leur production vers le réseau général. Un feu s’était déjà déclaré au même endroit fin juin, et les enquêteurs cherchent à savoir si la réparation effectuée après ce premier incident était défaillante. La mise sous scellés viserait à examiner poteaux en bois, raccords, isolateurs et traces d’arc électrique, et à saisir les documents de réparation, avant qu’un nouvel incident ne vienne compliquer les prélèvements. Des riverains affirment de leur côté avoir vu la première étincelle jaillir près de ces poteaux en bois. Deux départs de feu au même endroit en un mois tiennent moins de la malchance que d’une ligne qu’on a mal réparée.









