
Qu’est devenu le 14-Juillet ?
Thomas Jolly, qui avait mis en scène la cérémonie woke, LGBT+ d’ouverture des jeux Olympiques (coût : 100 millions), était prêt à organiser sur ce modèle le 14 juillet à Rouen. Las ! aux 5 millions de fonds publics manquait un complément de 6 millions de fonds privés pour atteindre les 11 millions nécessaires à 1h30 de spectacle pour promouvoir les valeurs de la République.
La prise de la Bastille en 1789 — qui est une émeute — a finalement abouti à une République qui craint les émeutes. D’ailleurs, cette année, le 14 juillet ne sera pas une commémoration historique, mais un hommage à la COP21 et au Brésil.
Macron repart en guerre contre les Français
Le 15 juillet, le gouvernement doit présenter un budget qui prend l’eau, celui d’une République en train de couler. Cela a commencé dès le 20 mai, lorsque le général Macron a réuni un conseil de défense pour étudier un rapport qu’il avait commandé. Ce rapport accuse d’entrisme les Frères musulmans.
Un rapport ? Seulement des « on-dit », sans chiffres, sans documents récents, sans preuves… Pourquoi donc ce conseil de défense ? Une façon de prendre partie pour Israël ? Derrière chaque musulman se cacherait un frère ou, plus vraisemblablement, derrière chaque Français mécontent se cacherait un ennemi de la République ?
LR et RN volent au secours de Macron
Première mesure prise après le rapport sur les Frères musulmans : une proposition de loi « contre les discours à caractère anti-républicain » que Républicains et Rassemblement national, plus républicains que le roi, ont déposé le 10 juin. L’ennemi principal visé par le texte est le mouvement des Frères musulmans, mais pas seulement. Est concerné quiconque diffuse des propos incitant « de manière directe et publique à la haine ou à la violence contre ceux qui sont attachés aux valeurs républicaines ». L’article 1er de la Constitution en est la référence principale. Le voici, écrit dans un présent d’éternité, alors qu’il devrait être au futur, comme une promesse électorale :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.
La proposition de loi LR et RN vise à interdire tout discours « qui remette en cause le caractère démocratique, laïque et indivisible de la République ». Traduction : vous trouvez l’État pas assez républicain à votre goût, eh bien, si vous le dites, c’est vous qui n’êtes pas républicain.
Donc vos opinions, vous vous les gardez, ainsi que quiconque « promeut un régime politique ou juridique fondé sur des principes contraires à ceux de la République, notamment la théocratie, le communautarisme ou la suprématie fondée sur le sexe, l’origine, l’orientation sexuelle ou la religion ». Lorsqu’il a déclaré : « Être Français en 2024, c’est pouvoir être Premier ministre en assumant son homosexualité », Gabriel Attal aurait dû tomber sous le coup de cette loi, si elle avait été votée.
Autre article de cette proposition de loi : « Si la liberté d’expression doit être protégée, elle ne saurait servir de bouclier à la propagation d’idéologies visant à éroder le contrat social républicain. » Traduction : La liberté d’expression, c’est très bien, mais pas trop quand même. Combien pas trop ? Pour que vous compreniez bien, voilà ce que vous risquez : « si un groupe, un internaute ou un élu s’exprime contre le contrat social républicain », cela va jusqu’à « cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende ».
La République démocratique de France, c’est lui
Pour qu’on comprenne bien que la République, c’est lui, aux Jeunes en marche réunis au Cirque d’Hiver, Macron vient d’annoncer qu’il ne comptait pas partir :
« Je veux proposer aux Français une nouvelle aventure collective. Partons ensemble. […] Comptez sur moi, je serai là avec vous. Et ensemble, on ne lâchera rien […]. Merci du fond du cœur pour les dix ans qui sont devant nous ».










