
Dans la petite ville de Taybeh, dernière enclave entièrement chrétienne de Cisjordanie, les habitants vivent sous la menace constante d’attaques orchestrées par des colons israéliens. Le 7 juillet 2025, un nouvel acte de violence a choqué la communauté : le cimetière et l’église Saint-Georges, un lieu de culte millénaire, ont été incendiés. Ces exactions, dénoncées par les prêtres des trois églises locales, soulèvent une question brûlante : pourquoi Sarah Knafo, vice-présidente de l’intergroupe Chrétiens d’Orient au Parlement européen, reste-t-elle silencieuse face à ces atrocités ?
Une ville chrétienne historique ciblée par la violence
Taybeh, mentionnée dans l’Évangile comme Éphraïm, est un symbole de la présence chrétienne en Terre Sainte. Pourtant, cette ville est aujourd’hui le théâtre d’une campagne d’agressions répétées. Les colons, sous la protection apparente des forces militaires, s’en prennent aux terres agricoles, aux lieux saints et aux moyens de subsistance des habitants.
BREAKING: Israeli settlers set fire to the St. George Monastery and the Christian cemetery in the Christian village of Taybeh, West Bank—one of the oldest Christian sites in Palestine. pic.twitter.com/DqEEoQkECS
— Ihab Hassan (@IhabHassane) July 8, 2025
L’incendie de l’église Saint-Georges, datant du IVe siècle, et du cimetière adjacent a ravagé un patrimoine spirituel inestimable. Les flammes, attisées par des actes délibérés, ont détruit des terres agricoles et menacé les habitations. Les agriculteurs, privés d’accès à leurs champs, assistent impuissants à la destruction de leurs récoltes, tandis que le bétail des colons envahit leurs propriétés.
Un silence troublant de Sarah Knafo
Face à cette tragédie, le silence de Sarah Knafo, vice-présidente de l’intergroupe Chrétiens d’Orient au Parlement européen, interroge. Connue pour son engagement aux côtés d’Éric Zemmour et ses positions pro-sionistes, elle semble étrangement absente du débat. Alors que les chrétiens de Taybeh appellent à une mobilisation internationale, où est la voix de celle qui devrait défendre cette communauté persécutée ? Son inaction soulève des doutes : ses convictions personnelles influencent-elles son engagement pour les chrétiens d’Orient ?
Un appel urgent à la communauté internationale
Les prêtres de Taybeh – Daoud Khoury, Jack Nabel Abed et Bashar Fawadleh – ont lancé un cri d’alarme. Dans une déclaration vibrante, ils exhortent les acteurs internationaux à agir :
- Enquêter sur les incendies et les agressions.
- Faire pression sur les autorités israéliennes pour stopper les colons.
- Documenter les violations en envoyant des observateurs sur place.
- Soutenir économiquement et juridiquement les habitants pour préserver leur résilience.

Ces appels résonnent comme un rappel : la Terre Sainte perd son âme lorsque ses communautés historiques sont chassées. Taybeh, avec son héritage chrétien unique, risque de disparaître sous la pression des avant-postes illégaux et des violences systématiques.
Pourquoi Taybeh doit être protégée
La ville de Taybeh n’est pas seulement un lieu de culte, c’est un bastion de la mémoire chrétienne en Palestine. Sa disparition serait une perte irréparable pour le patrimoine mondial. Pourtant, les avant-postes de colonisation, qui s’étendent sans contrôle, menacent de rayer cette communauté de la carte. Les habitants, attachés à leur terre, refusent de céder, mais ils ont besoin d’un soutien urgent.
Les violences contre les chrétiens de Taybeh sont un scandale qui interpelle la conscience mondiale. Alors que les prêtres appellent à la justice, le silence de figures comme Sarah Knafo, censées défendre les chrétiens d’Orient, est assourdissant. Il est temps que la communauté internationale se mobilise pour protéger Taybeh et ses habitants. La Terre Sainte, berceau de la foi chrétienne, ne peut survivre sans ses gardiens.










