
« Ce problème de dépopulation pose un problème pour toutes les entreprises et pour BlackRock évidemment. »
BlackRock face à la débâcle démographique et militaire
Jacques Sapir, économiste et spécialiste des questions monétaires, l’affirme sans détour : l’Ukraine, vidée de 40 % de sa population active, n’est plus un terrain fertile pour les investissements. Entre les 8,5 millions d’Ukrainiens réfugiés en Europe et les 2,5 millions en Russie, sans compter les pertes humaines estimées à un million, le pays se transforme en désert économique. BlackRock, pourtant habitué à naviguer dans les eaux troubles, recule face à ce chaos démographique, aggravé par une infrastructure industrielle et énergétique en ruines.
« Le deuxième point, c’est la corruption en Ukraine. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de corruption ailleurs, il y en a en France, on le sait. Il y en a aussi en Russie, on le sait. Mais le niveau général de corruption en Ukraine dépasse de très loin ce qu’il peut être dans d’autres pays. »
La corruption, poison fatal pour les investisseurs
Pire encore, la corruption endémique ukrainienne, décrite comme « dépassant de très loin » celle d’autres pays, achève de décourager BlackRock. Jacques Sapir ironise : un investisseur peut tolérer que « 10 % » de son argent disparaisse dans les « poches profondes » des élites, mais l’incertitude d’une ponction de 25, 30 ou 35 % est rédhibitoire. Ajoutons la menace d’une perte des actifs stratégiques, comme les mines de lithium du Donbass, sous contrôle russe. BlackRock, entré en Ukraine dès 2016-2017, plie bagage, confirmant que même les géants financiers ne parient pas sur un pays en lambeaux.
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