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Les marques de luxe LVMH, Dior & Cie font travailler des esclaves chinois en Italie

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Perquisitions à Milan dans les ateliers mafieux du géant du luxe Bernard Arnault.

LVMH n’est pas la seule marque de luxe à exploiter les bas salaires hors de France. Seul Hermès, avec ses 22 manufactures et 4 000 salariés en France, peut se targuer du made in France. Hermès avait résisté en 2013 au prédateur mondialiste Bernard Arnault lors de sa tentative de prise de contrôle via une OPA hostile. Dépité, la même année, Bernard Arnault s’était tourné vers Loro Piana, une autre entreprise familiale, italienne celle-là, qu’il avait acquise à 80 % pour 2,3 milliards.



Exploitation dans l’industrie du luxe

Tandis que la législation en France tente d’encadrer la déferlante de la fast-fashion venue de Chine, la haute-couture française en a importé les méthodes… en Italie. Attirées par les bas coûts des ateliers clandestins en Italie, des filiales de Valentino, Armani et la maroquinerie italienne Alviero Martini ont déjà été perquisitionné, enquêtés par les carabiniers de Milan sous les ordres des procureurs Paolo Storari et Luisa Baima Bollone. Ces marques ont été placées sous administration judiciaire pour faits d’exploitation de travailleurs.

Dior (LVMH) condamné pour exploitation

En juin 2024, Manufactures Dior dont Delphine Arnault, la fille de Bernard, est PDG, avait fait l’objet d’une enquête pour abus de confiance. Les procureurs de Milan ont considéré l’entreprise « incapable de prévenir et de freiner l’exploitation au travail au sein du cycle de production », l’accusant d’avoir maximisé ses profits en réduisant les coûts de main-d’œuvre, la sécurité des employés et les procédures fiscales. La société Dior avait été condamnée à verser deux millions d’euros d’aide aux « victimes de l’exploitation » par ses sous-traitants. L’autorité judiciaire avait exclu toute « infraction », se  contentant de mettre Dior sous administration judiciaire pendant un an pour violation du droit du travail. Cette mesure a été levée avant le délai de douze mois en raison du « chemin vertueux emprunté par la société à la suite des instructions du tribunal ». Quel dommage qu’elle n’ait pas poussé son frère Antoine, PDG de Loro Piana, à suivre ce même chemin vertueux avant que la police ne fasse une descente chez Loro Piana dont il est PDG.

Antoine Arnault récidiviste

En 2024, Antoine Arnault avait déjà dû répondre devant le Congrès américain aux accusations de l’élu californien Robert Garcia sur l’exploitation des populations andines chargée de tondre la laine de vigogne par Loro Piana. Spécialiste du cachemire, de la vigogne et de la laine extrafine, la marque vend un pull en vigogne 9 000 dollars, mais les villageois de Lucanas, au Pérou, qui tondent l’animal, ne touchent que 280 dollars. De plus, , selon un reportage de Bloomberg, le prix payé pour la fibre brute avait diminué de 36 % au cours de la dernière décennie. Loro Piana a donc promis de renforcer son contrôle de la chaîne d’approvisionnement sur place, afin de s’assurer de la bonne répartition et redistribution des sommes versées aux organisations chargées de la récolte. On a envie d’y croire.

Les esclaves chinois de Loro Piana (LVMH)

Loro Piana avait délégué la fabrication de ses vêtements de luxe à deux sociétés écrans dépourvues d’infrastructures de production. L’entreprise le savait bien, puisqu’elle avait commandé en 2024 un audit purement formel à un cabinet de conseil qui « n’incluait aucune considération ni vérification concernant la capacité de production de l’entreprise ». Cette entreprise (Evergreen, PDG Md. Sirajul Islam, directeur Hasibul Islam) sous-traitait la production des vêtements à l’entreprise Sor-Man laquelle la sous-traitait à deux ateliers chinois : Clover Moda srl, Via dei Giovi 19 à Baranzate, Milan, et Day Meiying, à Senago. Des relations de facturation existaient avec une troisième entreprise chinoise, Hu Sufang, que le parquet juge « inexistantes dans les faits ».
Un ouvrier chinois d’un atelier ayant réclamé 10 000 euros de salaires impayés, le patron lui avait répondu par coups et blessures nécessitant 45 jours de soins. Alertés, les carabinieri de l’unité de protection du travail de Milan ont découvert, lors de leur perquisition, dix ouvriers chinois, dont cinq sans papiers. Ils travaillaient jusqu’à 90 heures par semaine, sept jours sur sept, pour un salaire de 4 euros de l’heure, dormant dans des chambres aménagées illégalement dans l’usine. L’atelier, qui produisait des vestes en cachemire estampillées Loro Piana, a été fermé.

Des bénéfices stratosphériques

Le représentant de Sor-Man, une des sociétés écrans, a déclaré avoir produit 6 000 à 7 000 vestes par an pour Loro Piana, au prix de 118 euros par veste si la commande portait sur plus de 100 pièces. « Je payais aux entreprises chinoises 80 euros par pièce si elles ne la coupaient pas, et 86 euros si elles la coupaient. Ensuite, en fonction des autres processus, le prix pouvait fluctuer de 5 à 10 euros. »
Sur le site de Loro Piana, les vestes en cachemire pour homme sont affichées entre 3 000 et 5 000 euros.

La Justice italienne ne condamne que les sous-traitants

Deux ressortissants chinois propriétaires d’ateliers ont été déférés devant la justice pour exploitation de main-d’œuvre, ainsi que deux Italiens pour violations des normes sur la santé et la sécurité sur le lieu de travail. Sept ouvriers dépourvus de titres de séjour ont aussi été renvoyés devant la justice. Le tribunal a infligé des amendes d’un montant de plus de 181 000 euros et des sanctions administratives d’environ 60 000 euros.
Les juges ont nommé une administratrice judiciaire, fixant la première audience au 13 novembre 2025 pour discuter du plan de redressement de l’entreprise et de l’organisation. Loro Piana dispose d’un an pour se conformer. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre d’une politique de lutte contre le travail illégal organisé, notamment depuis la signature de l’accord sur la transparence des filières de la mode en mai 2025.
Les juges ont seulement reproché à Loro Piana son incapacité à superviser la chaîne de production. Malgré l’exploitation avérée de travailleurs étrangers illégaux, Antoine Arnault son PDG ne semble pas risquer grand-chose.

LVMH perd quelques milliards, Hermès tient sa revanche

Avec un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard d’euros et plus de 2 300 salariés, Loro Piana est l’un des joyaux de LVMH. Ce scandale vient ternir l’image du groupe qui tangue actuellement. La Samaritaine est un fiasco. De 690 € en janvier, l’action LVMH est descendue à 476 € en juillet. La fortune de Bernard Arnault et sa famille est passée de 190,3 milliards d’euros à 116,7 milliards, selon le classement 2025 de Challenges.
Dans le secteur du luxe, la famille Hermès résiste à la tempête. Sa fortune est passée de 155 milliards en 2024 à 163,4 milliards d’euros cette année. Elle dépasse donc celui qui voulait en faire sa proie en 2013 et qui faisait travailler ses ouvriers comme des esclaves. Le maintien de Hermès semble prouver que le made in France et les entreprises familiales ont encore de beaux jours.



Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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