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Visé par une enquête en France pour soupçons de manipulation d’algorithme, X dénonce un “agenda politique” et refuse de satisfaire les requêtes de la justice

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Un “agenda politique”. Hier, lundi 21 juillet 2025, le réseau social X a réagi à l’enquête pénale qui le vise en France. Dans un communiqué, la plateforme détenue par le milliardaire américain Elon Musk a dénoncé une volonté de la part de Paris de “restreindre la liberté d’expression”, annonçant sa décision de ne pas satisfaire les demandes de la justice française d’accéder à l’algorithme de X ainsi qu’aux données des utilisateurs.

L’enquête française contre X (ex-Twitter) a débuté en février 2025, suite à des soupçons portant sur des ingérences étrangères et des soupçons de manipulation algorithmique lors d’élections récentes en Europe. Le déclenchement de l’enquête préliminaire par le parquet de Paris fait suite à deux signalements, l’un provenant du député macroniste Eric Bothorel, qui accusait la plateforme de jouer un rôle dans des opérations d’ingérence politique, l’autre signalant un traitement préférentiel de certains contenus ou comptes.

“Extraction frauduleuse” de data en “bande organisée” 

La plateforme X, détenue par Elon Musk, a été spécifiquement suspectée d’avoir “modifié ses algorithmes de visibilité, augmentant délibérément l’exposition de contenus jugés favorables à l’extrême droite européenne, notamment en France et en Allemagne. Ces modifications auraient, selon les plaignants, pu contribuer à la promotion du parti allemand jugé d’extrême droite, AfD, qu’Elon Musk a publiquement soutenu à l’occasion des législatives allemandes qui ont vu une percée de cette formation politique ainsi que la victoire de Friedrich Merz.

À la suite de ces signalements, le parquet de Paris a officiellement ouvert une enquête préliminaire visant la plateforme X en tant que personne morale mais aussi des personnes physiques non nommées. Cette enquête a été confiée à la gendarmerie nationale, donnant ainsi à la justice la possibilité de réaliser des perquisitions et d’auditionner des témoins. Parmi les infractions possibles figurent “l’altération du fonctionnement” et “extraction frauduleuse de données” d’un système informatique, des opérations réalisées “en bande organisée” et qui exposent les personnes mises en cause à des peines allant jusqu’à dix ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Les enquêteurs veulent notamment “analyser l’algorithme de X” pour déterminer l’existence de manipulations illicites, ce à quoi la plateforme s’est opposée, selon son annonce du lundi. Dans un communiqué, le réseau social X a dénoncé une démarche “politique”. 

“Les autorités françaises ont ouvert une enquête pénale, motivée par des considérations politiques, concernant la prétendue manipulation de l’algorithme de X et une prétendue extraction frauduleuse de données. X nie catégoriquement ces allégations”, lit-on sur un post X. 

Rappelant le rôle du député Eric Bothorel dans l’ouverture de cette enquête, X estime que celle-ci “porte gravement atteinte au droit fondamental de X à une procédure équitable et menace le droit à la vie privée de nos utilisateurs et la liberté d’expression. M. Bothorel a accusé X de manipuler son algorithme dans un but d’ “ingérence étrangère”, une allégation totalement fausse”, poursuit la plateforme.

X n’accède pas aux requêtes de la justice française

Rappelant la requête de la justice française d’accéder à “l’algorithme de recommandation de X et aux données en temps réel concernant toutes les publications des utilisateurs de la plateforme”, le communiqué critiquent les deux experts devant “analyser les données et, soit-disant, “découvrir la vérité” sur le fonctionnement de la plateforme X”. “L’un de ces experts est David Chavalarias, qui dirige la campagne “Escape X”. Anciennement connue sous le nom de “HelloQuitteX”, cette campagne a pour but d’encourager les utilisateurs de X à quitter la plateforme. Un deuxième “expert”, Maziyar Panahi, a précédemment participé avec David Chavalarias à des projets de recherche ouvertement hostiles à X”, dénonce le réseau social.

Exprimant ses “sérieuses inquiétudes” concernant “l’impartialité” de l’enquête et les “motivations politiques”, tout en regrettant l’appellation de “bande organisées”, “normalement réservées aux cartels de trafiquants de drogue et aux groupes mafieux”, X dit estimer que “cette enquête repose sur une application détournée du droit français, afin de servir un agenda politique, et, finalement, de restreindre la liberté d’expression”.

“Pour ces raisons, X n’a pas accédé aux demandes des autorités françaises, comme nous avons le droit légal de le faire”, conclut le communiqué.

Eric Bothorel a réagi aux déclarations du réseau social américain. “Vous seriez bien inspiré de répondre à la justice car, en France, ‘nul n’est au-dessus des lois'”, a-t-il écrit. “Il n’y a pas de liberté sans responsabilité et sans contrôle. L’absence de responsabilité et de contrôle met autant la liberté en danger que les interdictions et les censures. Les droits de l’Homme et nos démocraties doivent rester au-dessus des droits de vos machines et algorithmes”, a-t-il ajouté. 

 





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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