
Une hécatombe silencieuse et une progression vertigineuse
Le dernier décompte, établi par des associations de terrain, est sans appel : 2159 enfants ont été contraints de dormir dans la rue lors d’une seule nuit d’août, parmi lesquels 503 bébés de moins de trois ans. Cette réalité, qui frôle le scandale d’État, ne cesse de s’aggraver, avec une augmentation de 30% du nombre d’enfants sans-abri depuis 2022. Cette progression vertigineuse illustre l’échec cuisant des politiques publiques en matière de protection de l’enfance.
🚸 À la veille de la rentrée scolaire, au moins 2 159 enfants ont passé la nuit à la rue 👧🏾
Aujourd’hui, la FAS et l’UNICEF publient leur baromètre 2025. Les chiffres sont une fois encore alarmants.
📈 Avec une augmentation de 30% du nombre d’enfants à la rue depuis 2022. pic.twitter.com/LjcF7rLhS4
— Collectif des Associations pour le Logement (@AssosLogement) August 28, 2025
La mort rôde dans les rues de la République
L’inaction des pouvoirs publics a un prix, payé cash par les plus vulnérables. L’année 2024 a été marquée par la mort de 31 enfants dans la rue, dont un nourrisson de seulement huit jours. Ces tragédies évitables sont la conséquence directe d’un système d’urgence asphyxié, où le numéro 115, saturé, ne répond plus aux appels de détresse. Ce bilan macabre est pourtant sous-estimé, occultant les familles vivant dans des squats, des bidonvilles ou celles qui, par désespoir, ont renoncé à appeler à l’aide.
Une politique du mépris et un budget délibérément indigent
Face à cette catastrophe humanitaire, la réponse de l’exécutif frôle le déni. Les associations dénoncent une sous-budgétisation chronique de l’hébergement d’urgence, condamnée à stagner à 203 000 places depuis 2021 avec des moyens dérisoires. Alors qu’il faudrait créer dans l’urgence 10 000 places supplémentaires et lancer un plan massif de construction de logements sociaux, le gouvernement oppose une fin de non-recevoir. Cette carence fautive est telle que des recours en justice ont été intentés contre l’État pour son inaction délibérée.
L’ultime trahison du contrat républicain
Derrière les chiffres hideux se cache l’ultime trahison de la promesse de Macron à son arrivée au pouvoir en 2017.
Comment croire en l’égalité des chances quand des milliers d’enfants n’ont même pas un toit pour faire leurs devoirs ? L’école de la République, censée être un sanctuaire, est inaccessible pour ceux qui survivent sur le bitume. Ceci est le bilan implacable d’un mandat du renoncement et de la froide comptabilité, où la dignité des enfants a été sacrifiée à l’austérité budgétaire. La macronie est désormais comptable de ces vies brisées.










