Une éolienne du parc de la Brière, à Bazoches-les-Gallerandes (Loiret), a pris feu dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre. L’embrasement, détecté vers 4 h du matin, a mobilisé 22 pompiers et 14 engins. À 80 mètres de hauteur, le moteur s’est consumé avant de s’éteindre seul sous surveillance, après deux heures de combustion.
Il n’y a pas le feu au lac, mais en l’air… Les éoliennes ne sont pas sans risque. À l’arrivée des secours, les flammes restaient contenues mais menaçaient de projeter des débris, ce qui a conduit à l’instauration d’un périmètre de sécurité de 150 mètres. Des drones ont permis une reconnaissance précise de la zone, tandis que le parc, exploité par Eole45, filiale de la Sicap, voyait l’une de ses six turbines – mises en service en 2008 – immobilisée pour de longs jours d’inspection. Selon La République du Centre, l’événement reste exceptionnel dans la région.
Présent sur place, le maire Alain Chachignon a confirmé l’absence d’explication immédiate : « on ne connaît pas encore les raisons de l’incendie. Mais en bas, la porte de l’éolienne était bien fermée ». Il ajoute : « il y a 400 litres d’huile parmi les réducteurs. Ça a d’abord chauffé la cabine et ça a continué de brûler tant qu’il y avait de l’huile pour alimenter le feu ». Paradoxalement, même les machines les plus vertueuses dépendent encore de composants hautement inflammables. Une piqûre de rappel pour une filière engagée dans une course à la performance autant qu’à la sécurité.










