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L’État et Atos finalisent le rachat des supercalculateurs pour 404 millions d’euros

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L’État français a finalisé mardi le rachat de l’activité Advanced Computing, fleuron français d’Atos. Un an et demi après avoir entamé des négociations exclusives, dans la foulée d’une restructuration compliquée pour le groupe français, Bercy a annoncé avoir acquis la structure Bull et ses supercalculateurs. 

Après une décennie marquée par les acquisitions effrénées sous la direction d’un  Thierry Breton hors sol, Atos a connu en 2021 une année noire, caractérisée par une chute brutale de son cours de Bourse mais surtout une perte significative de sa rentabilité, avec une perte nette de 129 millions d’euros au premier semestre due à l’effondrement de ses activités d’infogérance face à la migration massive des clients vers le cloud. 

Il est reproché à l’ancien commissaire européen d’avoir privilégié une croissance externe sans une intégration réelle des filiales acquises, ce qui a alourdi la dette sans créer de synergies durables, tandis que des retards dans le virage vers le cloud et un manque présumé d’investissements en recherche, développement et formation ont accentué les vulnérabilités du groupe. 

Désillusion et une scission avortée entre les mains

Atos a alors entamé un démantèlement de ses activités par scission et cessions successives. Le groupe s’est divisé en deux entités autonomes : Eviden, couvrant la transformation numérique, le big data, la cybersécurité et les les activités de calcul de haute performance (HPC), tandis que Tech Foundations, dédiée à l’infogérance et représentant l’activité “vieillissante” devait être vendue à EP Equity Investment et le milliardaire tchèque Daniel Krestinsky, pour éponger les dettes et permettre à Atos de se rebaptiser Eviden SE. 

Toutefois, ce plan de sauvetage initial a rapidement déraillé et les négociations avec EP Equity Investment ont été rompues début 2024, laissant le groupe français encaisser coup après coup, sans cash. En parallèle, Atos avait misé sur un plan B majeur : la cession à Airbus de sa branche stratégique Big Data & Security (BDS), celle-là même qui devait lui permettre de renflouer ses caisses, mais avant que son plan ne tombe à l’eau. L’avionneur, d’abord intéressé par une entrée au capital d’Eviden, avait finalement entamé des discussions pour racheter l’intégralité de BDS pour près de 1,8 milliard d’euros. 

Mais en mars 2024, Airbus a brutalement jeté l’éponge. Ce retrait forçant Atos à abandonner les projets de scission ordonnés pour entrer en restructuration judiciaire, plaçant désormais le sort du groupe entre les mains de ses créanciers et de l’État français. Atos a réussi l’été de la même année à obtenir un accord avec un groupe de banques et de créanciers obligataires, pour qu’ils sécurisent le financement de son plan de restructuration, dont le montant atteint 1,675 milliard d’euros.

Fin 2024, le fleuron français et l’État ont entamé des négociations exclusives pour l’acquisition à l’échelle de 100 % des supercalculateurs via la branche d’Advanced Computing, à savoir Bull. Cette entité compte environ 3 000 salariés à travers le monde et a généré un chiffre d’affaires de 720 millions d’euros le précédent exercice, en croissance de 16 % par rapport à celui d’avant.

L’État finalise le rachat des activités critiques

L’été 2025, l’État a déposé une offre ferme de 410 millions d’euros pour racheter les activités de calcul de haute performance, une offre revue à la baisse suite à l’exclusion de la branche “Vision AI”. Une offre confirmée quelques semaines plus tard avec un contrat signé entre les deux parties.

Mardi 31 mars, l’État a finalisé le rachat de ces activités stratégiques pour environ 405 millions d’euros. “Une étape décisive” pour la souveraineté technologique française et européenne, selon Bercy. L’État sécurise ainsi les activités de calcul de haute performance (HPC) pour l’IA, le calcul quantique ainsi que les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire.

“Avec la finalisation de cette acquisition, l’État actionnaire franchit une étape décisive pour la souveraineté technologique de la France”, a déclaré le ministre de l’Économie Roland Lescure. “C’est un signal fort, celui d’un pays qui investit, qui protège ses savoir-faire et qui entend rester souverain dans les technologies qui feront le monde de demain”, a de son côté réagi Anne Le Hénanff, ministre chargée du Numérique.

Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull, a évoqué un “nouveau chapitre”. “Cette nouvelle structure nous apporte l’agilité nécessaire pour répondre aux enjeux d’un marché en profonde transformation sous l’effet de l’évolution rapide de l’IA et ainsi fournir à nos clients des technologies souveraines, performantes et durables”, a-t-il ajouté, rappelant que Bull est “le seul acteur européen à être capable de designer et fabriquer en Europe des calculateurs et des systèmes pour l’IA”.

De son côté, Atos voit aussi le verre à moitié plein. “Cette vente représente une étape importante dans l’exécution du plan stratégique d’Atos visant à recentrer ses activités sur ses marchés stratégiques”, lit-on dans un communiqué. 

Rappelant qu’Eviden regroupait “désormais les produits de cybersécurité, les systèmes critiques et l’analyse vidéo augmentée par l’IA”, Atos dit “optimiser son portefeuille” et “renforcer son positionnement sur la cybersécurité, les systèmes critiques et les services numériques”, des secteurs qui “bénéficient d’un fort potentiel de croissance à long terme”.





Source

RESIST CAEN
Author: RESIST CAEN

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