
300 euros pour tutoyer Dagda
Fini les vaines offres dans le BTP ou la restauration. Direction la forêt normande. Au programme : palpation des champs énergétiques, usage de « codes magiques » et conversation constructive avec Dagda, « grand roi elfique ». Prix du stage : 300 euros les deux jours, partiellement couverts par le CPF ou directement par vos impôts. Une aubaine, à défaut d’être un emploi.
🚨ALERTE INFO
France Travail innove encore : faute d’emplois, on finance désormais des formations pour aller rencontrer… des gnomes et des elfes.
Parce qu’après tout, si le marché est bouché ici, autant tenter sa chance dans une forêt enchantée.. pic.twitter.com/ZHA04WgZ2F
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) April 10, 2026
Une fée à 43 000 euros
L’enquête révèle qu’une formatrice spécialisée dans ces ateliers « bien-être » a perçu jusqu’à 43 000 euros de France Travail entre 2011 et 2020. De quoi convertir les chômeurs les plus réticents : troquez votre CV contre une baguette de coudrier et des chaussettes en feutre de lutin.
La direction assume, en souriant
Interrogé, le directeur général, le très macronien Thibaut Guilluy, concède que l’initiative est « surprenante » et « assez loin des objectifs habituels ». On imagine sans peine la scène au comité de direction : « Trois millions et demi de chômeurs, les plans classiques échouent… Et si on ouvrait le marché du travail vers l’invisible ? »
Des stagiaires conquis, caméra cachée
Côté bénéficiaires, l’enthousiasme est réel. Le reportage montre des stagiaires, caméra à l’appui, exécutant des rituels en pleine nature, mains vers le ciel, pour invoquer licornes et dragons. Quand l’emploi réel est bouché, une clairière enchantée devient une perspective raisonnable. On évoque déjà des débouchés : garde du corps de fée, consultant en communication inter-espèces, chargé de mission « réconciliation homme-gnome ».
France Travail botte en touche
Contacté, l’organisme précise que ces formations restent « marginales » au regard des centaines de milliers d’actions annuelles. « Nous explorons toutes les pistes », explique un porte-parole avant d’ajouter, malicieux : « Et puis, qui sait ? Peut-être que les elfes recrutent. »










